09.12.2016 à 15:10

SuisseAndré Kudelski à la tête d'Innosuisse

La future agence de la Confédération pour l'innovation doit être opérationnelle pour la fin 2017.

Andrée Kudelski, à la tête du conseil d'administration d'Innosuisse, aura pour tâche d'approuver le programme pluriannuel, le budget et le rapport de gestion annuel.

Andrée Kudelski, à la tête du conseil d'administration d'Innosuisse, aura pour tâche d'approuver le programme pluriannuel, le budget et le rapport de gestion annuel.

Keystone

Le Vaudois André Kudelski sera le président du conseil d'administration d'Innosuisse. Le Conseil fédéral l'a nommé vendredi à la tête de la future agence de la Confédération pour l'innovation, active dès 2018.

M. Kudelski, 56 ans, est un entrepreneur de grande expérience, au réseau très étendu, a dit le président de la Confédération Johann Schneider-Ammann devant la presse à Berne. Il est la bonne personne pour aider la Suisse à rester au sommet dans le domaine de l'innovation.

C'est un honneur et une grande responsabilité d'avoir été choisi, a déclaré le patron de l'entreprise vaudoise de sécurisation des contenus numériques Kudelski. «Notre monde change vite, avec la globalisation et la numérisation de la société. Il faut accepter cette évolution, relever le défi. «La Suisse gagne en s'ouvrant au monde, pas en pratiquant l'isolationnisme.»

Modèle d'affaires

«En Suisse, on innove, mais on ne réfléchit pas suffisamment au modèle d'affaires», a poursuivi André Kudelski. C'est pourtant un élément fondamental. Et de citer les exemples de Google, Facebook ou d'autres, qui dégagent des bénéfices gigantesques avec des produits en apparence gratuits.

Innosuisse aura donc un rôle important à jouer auprès des PME. Elle pourra leur mettre à disposition non seulement la matière grise du monde universitaire, mais aussi les réflexions du monde économique sur ces modèles d'affaires.

Science et économie

André Kudelski sera accompagné au sein du conseil d'administration par six représentants du monde scientifique et économique. Cette composition garantit l'étroite interaction entre la science et l'économie au sein du conseil d'administration, estime le ministre de l'économie Johann Schneider-Ammann.

Le conseil d'administration devra rendre Innosuisse opérationnelle pour la fin 2017. Il aura notamment pour tâche d'approuver le programme pluriannuel, le budget et le rapport de gestion annuel.

Il devra aussi nommer les membres du conseil de l'innovation, gérer les relations de travail de la direction, surveiller ces deux organes et veiller à la réalisation des objectifs stratégiques fixés par le Conseil fédéral.

Plus efficace

Innosuisse remplacera la Commission de la technologie et de l'innovation (CTI). Cette réforme votée par le Parlement en juin vise à donner davantage de souplesse et d'efficacité. Les responsabilités seront plus clairement réparties entre les quatre organes de l'institution.

Outre le conseil d'administration, le conseil de l'innovation décidera de l'octroi de subventions ou de prestations d'encouragement. La direction assumera la responsabilité principale de l'administration de l'agence et servira d'interlocutrice pour l'ensemble des demandes d'encouragement. L'organe de révision, enfin, contrôlera les comptes annuels.

Innossuisse pourra compter sur une manne de 950 millions de francs pour la période 2017-2020. Le plafond de dépenses pour 2018 s'élève à 238 millions, celui de 2019 à près de 237 millions et celui de 2020 à 231 millions.

Deux nouvelles tâches

Innosuisse ne révolutionne pas le monde de l'entrepreneuriat scientifique. Le nouvel établissement de droit public n'aura que deux nouvelles tâches par rapport à l'ancienne CTI.

Innosuisse pourra soutenir par des mesures de sensibilisation et de formation les personnes qui souhaitent créer une entreprise ou en reprendre une. L'agence pourra aussi octroyer des bourses à des diplômés des hautes écoles particulièrement doués pour la mise en application de trouvailles.

(ats)

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