20.06.2020 à 12:10

FootballAndré Ribeiro n'avait jamais eu un coach comme Zeidler

A Saint-Gall, le Genevois de 22 ans apprécie cet entraîneur pas comme les autres, même s'il a un rôle de joker.

par
Sport-Center
André Ribeiro apprécie énormément son coach, Peter Zeidler, qui trouvera peut-être les mots justes pour aller décrocher le titre avec Saint-Gall.

André Ribeiro apprécie énormément son coach, Peter Zeidler, qui trouvera peut-être les mots justes pour aller décrocher le titre avec Saint-Gall.

20minutes.ch

Personne à Saint-Gall n’a oublié que c’est lui, Andre Ribeiro, ce héros, qui avait marqué ce but si important le 2 février dernier à Saint-Jacques. Tout le monde a encore en mémoire la joie du jeune Meyrinois de 22 ans qui venait d’inscrire, dans les arrêts de jeu, sa première réussite en Super-League, sept minutes après son entrée en jeu...

Le confinement n’a rien changé. Le môme des Arbères a toujours la cote dans cette formation des Brodeurs bien décidée à conserver sa place de leader le 2 août après un dernier choc au Stade de Suisse face à Young Boys. «Mais prenons déjà un match après l’autre», tempère l’ex-international M21 portugais, conscient que le chemin qui mène au titre est encore long et truffé de pièges, dont un premier ce samedi à Tourbillon.

Ce petit plus... en moins

«On s’attend à un match difficile contre une équipe qui a changé d’entraîneur et surtout à huis-clos, sans nos supporters qui sont toujours derrière nous.» Le No 19 du Kybunpark craint en effet que sans leurs nombreux fans, les Saint-Gallois vont devoir aller chercher ce petit plus en... moins dans leur for intérieur pour retrouver leur élan. «Maintenant, précise l’ex-joueur de Meyrin, Carouge, Zurich et Braga, on sort d’un bon mois de préparation dont un stage d’une semaine à Bad Ragaz qui nous a fait du bien. On est tous prêts.»

Priorité à l'offensive

A Saint-Gall, le jeune attaquant se sent pousser des ailes. «Il y a une structure qui favorise l’éclosion des jeunes qui ont la possibilité de s’exprimer avec plaisir devant un public incroyable.» Si, on l'a dit, le huis-clos risque de jouer un rôle, André Ribeiro apprécie notamment la méthode de son coach, Peter Zeidler, qui convient à ses qualités offensives. «Toutes les équipes n’ont pas cette mentalité de presser l’adversaire, d’aller directement vers l’avant», poursuit l’alter ego de Jérémie Guillemenot qui ne tarit pas d’éloges lorsqu’il décrit son coach.

«Un entraîneur philosophe»

«C’est un entraîneur très philosophe qui a beaucoup d’idées. Il aime beaucoup discuter, échanger avec les joueurs pour trouver des solutions, renchérit celui qui a souvent ronger son frein sur le banc. Il sait comment aborder un blessé ou un remplaçant pour lui remonter le moral, pour qu’il garde la motivation.» C’est d’ailleurs en lui demandant de faire la différence, qu’il pouvait marquer, que le technicien allemand avait lancé son joker il y a cinq mois à Bâle avant qu’il ne se jette dans ses bras. «A vrai dire, je n’avais jamais eu un coach comme lui, reconnaît André Ribeiro. Dans les matches, il sent tellement bien le foot et sait parfaitement transmettre ses émotions sur le terrain.»

«Rien n'est jamais acquis»

Après deux bons matches de préparation contre Schaffhouse et Aarau, le leader de Super-League est prêt à poursuivre sur sa lancée pour aller au bout de son rêve, vingt ans après son dernier titre, alors que chez lui, à Meyrin, André commençait à peine à faire trembler les filets. «On sait tous que cela va être difficile car il y a Young Boys, Bâle et même Servette qui n’est pas très loin (à 8 points) mais on va se concentrer sur chaque partie et on verra bien à la fin. Vous savez, rien n’est jamais acquis.» A croire qu’avec Peter Zeidler, même ses joueurs deviennent philosophes.

Et si André Ribeiro marquait, le but décisif le 2 août prochain à Berne?

Christian Maillard

Votre opinion

Trouvé des erreurs?Dites-nous où!