France: Ânes tués: le chasseur suisse sera exclu
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FranceÂnes tués: le chasseur suisse sera exclu

La fédération de chasse de Savoie a entamé une procédure pour exclure le Suisse qui a abattu quatre ânes domestiques dimanche dernier.

par
LeMatin.ch
Les équarrisseurs s'étaient rendus sur place lundi matin pour récupérer les cadavres.

Les équarrisseurs s'étaient rendus sur place lundi matin pour récupérer les cadavres.

Capture Youtube

Alors que la chasse bat son plein dans plusieurs départements français, en Savoie, l'incident de dimanche dernier est toujours dans les esprits.

Il était environ 16h lorsqu'un Suisse, qui s'était préalablement muni d'une carte de chasse auprès de l'association locale, a froidement abattu quatre ânes de randonnée dans leur pré.

Enfreignant une règle fondamentale (identifier sa cible avant de faire feu), l'Helvète a indigné le monde de la chasse en France. «C'est intolérable… inexplicable. Ce qui me choque surtout, c'est la répétition de l'acte. C'est impensable de faire quatre fois la même erreur d'identification. On est sur un problème de personne, un problème comportemental», a déclaré au Dauphiné libéré Régis Clappier, président de la fédération de chasse de Savoie.

Mardi dernier, une procédure d'exclusion à l'encontre du tireur suisse a été ouverte par la fédération, spécialement réunie en cellule de crise. «La fédération ne sait que trop bien que de tels faits auront un impact catastrophique sur son image. Et c'est d'autant plus difficile à accepter, que des efforts conséquents sur la sécurité ont été faits cette année», regrette Régis Clappier.

Une enquête ouverte

Le chasseur n'avait pas donné d'explication quant à son geste, laissant même à son frère le soin d'aller présenter ses excuses à la propriétaire des ânes, encore abasourdie par les événements. «C'était immonde. Quand je suis arrivée, deux de mes ânes étaient morts, deux autres gravement blessés. Il a fallu les euthanasier», s'est-elle indignée auprès de 20 Minutes. Et d'ajouter: «Quand on voit que c'était des animaux domestiques, surtout on n'appelle pas un vétérinaire, on part se cacher, on les laisse souffrir et surtout, on s'enfuit et on laisse les autres régler nos méfaits.»

Une enquête a depuis été ouverte par les gendarmes pour déterminer les circonstances exactes de l'incident. Selon Le Dauphiné libéré, la fédération de chasse requiert «la plus grande sévérité» à l'égard du tireur.

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