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AllemagneAngela Merkel et les Verts discutent d'une alliance

Les conservateurs de la CDU/CSU de Angela Merkel recherchent toujours un partenaire pour former le prochain gouvernement allemand, au sortir des législatives du 22 septembre.

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Fraîchement réélue Angela Merkel demande de nouveaux traités pour plus d'Europe. (18 décembre 2013)

Fraîchement réélue Angela Merkel demande de nouveaux traités pour plus d'Europe. (18 décembre 2013)

AFP
Angela Merkel a été élue mardi à une écrasante majorité chancelière d'Allemagne pour la troisième fois par les députés. (Mardi 17 décembre 2013)

Angela Merkel a été élue mardi à une écrasante majorité chancelière d'Allemagne pour la troisième fois par les députés. (Mardi 17 décembre 2013)

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La dirigeante de 59 ans, qui entame un nouveau mandat de quatre ans, dirigera une «grande coalition» composée des Unions chrétiennes (CDU et son alliée bavaroise CSU) et des sociaux-démocrates. (Mardi 17 décembre 2013)

La dirigeante de 59 ans, qui entame un nouveau mandat de quatre ans, dirigera une «grande coalition» composée des Unions chrétiennes (CDU et son alliée bavaroise CSU) et des sociaux-démocrates. (Mardi 17 décembre 2013)

Keystone

Les conservateurs allemands, la chancelière Angela Merkel en tête, entament jeudi avec les Verts des «discussions exploratoires» en vue d'une éventuelle alliance gouvernementale. Mais cette hypothèse est considérée avec scepticisme dans les deux camps.

Les conservateurs de la CDU/CSU de Angela Merkel recherchent toujours un partenaire pour former le prochain gouvernement allemand, au sortir des législatives du 22 septembre où le parti de la chancelière a raté de peu la majorité absolue.

Deux options se dessinent aujourd'hui: les Verts, affaiblis après un score décevant d'un peu plus de 8%, ou le Parti social-démocrate (SPD). Ce dernier cas de figure, dit «grande coalition», fut le schéma du premier gouvernement Merkel entre 2005 et 2009.

«Nous mènerons toutes les négociations sérieusement», a assuré mardi Angela Merkel devant le groupe parlementaire CDU/CSU, en évoquant le premier contact à venir avec les Verts.

Une très large majorité des Allemands s'attend pourtant à voir des négociations déboucher sur une coalition CDU/CSU-SPD (79%) et près de la moitié (46%) la souhaite, alors que ces chiffres sont respectivement de 9% et 22% concernant les Verts, selon un sondage diffusé mardi par la télévision d'information en continu N24.

Positions divergentes

«Les chances de voir une coalition avec les Verts sont passées ces derniers jours de théoriques à envisageables», a cependant déclaré il y a peu dans l'hebdomadaire «Der Spiegel» le ministre sortant de l’Écologie, le conservateur Peter Altmaier.

Mais même si la fin programmée du nucléaire en Allemagne, décidée par Angela Merkel en mars 2011, a levé la plus grosse hypothèque sur les relations entre les deux partis, sur de nombreuses questions, notamment de société, les positions semblent peu conciliables.

La CDU affiche «des positions très divergentes des nôtres sur la politique de lutte contre le réchauffement climatique ou (la volonté d'une) société ouverte», a énuméré mercredi, en conférence de presse, Katrin Göring-Eckardt, tête de liste des Verts lors des législatives et fraîchement élue co-dirigeante du groupe parlementaire.

Elle a également cité la politique familiale et l'éducation comme deux thèmes où les positions seront difficiles à rapprocher.

Solution de rechange

Mais «pour la CDU, l'intérêt (d'une telle alliance) est évident: gouverner avec des Verts à 8% sera bien plus agréable qu'avec un SDP à 26%», écrivait un éditorialiste sur le site internet de «Der Spiegel».

Entretenir l'hypothèse d'un accord avec les Verts permet aussi à la CDU de maintenir la pression sur le SPD et l'empêcher de se montrer trop gourmand dans d'éventuelles négociations.

CDU et SPD ont déjà entamé des discussions exploratoires le 4 octobre, qui doivent se poursuivre lundi. Si elles débouchaient sur de vraies négociations aucun résultat n'est pourtant attendu avant plusieurs semaines. En outre, un éventuel pacte devrait être avalisé par les adhérents SPD, majoritairement hostiles à une «grande coalition».

Les Verts représentent donc aussi, pour Mme Merkel, une éventuelle solution de rechange.

(ats)

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