Tennis: Angelique Kerber: «Je suis un peu folle parfois»

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TennisAngelique Kerber: «Je suis un peu folle parfois»

Première Allemande à enlever un titre du Grand Chelem depuis la victoire de Steffi Graf à Paris en 1999, Angelique Kerber n'avait qu'une seule phrase à la bouche: «Je n'y crois pas!»

Angelique Kerber: «J'avais moins de pression que Serena.»

Angelique Kerber: «J'avais moins de pression que Serena.»

AFP

Alors que la presse et l'opinion publique allemandes saluaient dans l'euphorie samedi la victoire à l'Open d'Australie d'Angelique Kerber, la joueuse allemande se livrait à quelques petites confidences.

«Non, je n'y crois pas, lance l'Allemande. J'ai travaillé si dur et ce soir je suis la détentrice d'un titre du Grand Chelem. Cela paraît complètement fou...» «Elle a joué ce soir contre la meilleure joueuse du monde et elle n'a jamais eu peur», se félicite son entraîneur Torben Beltz.

«Ces deux semaines furent deux semaines de folie: une balle de match contre moi au premier tour, puis en quart de finale ma première victoire sur Victoria Azarenka et, enfin, cette finale contre Serena, explique-t-elle. J'ai livré ce soir le plus grand match de ma vie. Je me suis efforcée de savourer chaque seconde de cette finale. J'avais moins de pression que Serena. Je n'avais rien à perdre. A part le match toutefois. Et comme je l'avais battue une fois (ndlr: à Cincinnati en 2012), je savais que j'avais une chance. A condition de garder mon calme.»

A Melbourne, Angelique Kerber souligne qu'elle a cru davantage en elle. «Je sais que je suis une bonne joueuse. Seulement, je n'arrivais pas à vraiment m'exprimer sur les grands courts, poursuit-elle. Ce soir, je me suis efforcée d'être relâchée jusqu'au dernier point. Serena est revenue au deuxième set grâce à son service. Au troisième dans ce fameux sixième jeu, j'avais l'idée de la surprendre, de tenter un coup que je n'avais pas encore tenté. D'où le choix de l'amorti. Vous savez, je suis un peu folle parfois!»

(si)

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