21.11.2020 à 15:11

FootballAngelo Renzetti: «Il est un peu trop tôt pour rêver»

Le président du FC Lugano, leader du championnat pour la première fois depuis 2001, ne s’enflamme pas avant la rencontre de dimanche au stade de Genève.

von
Simon Meier
Angelo Renzetti n’avait jamais occupé le fauteuil de leader en dix ans de présidence. Mais l’homme a trop d’expérience pour s’emballer après six matches.

Angelo Renzetti n’avait jamais occupé le fauteuil de leader en dix ans de présidence. Mais l’homme a trop d’expérience pour s’emballer après six matches.

KEYSTONE

Angelo Renzetti ne sera pas au stade de Genève dimanche après-midi (16h), où le FC Lugano étrennera son statut de leader face à Servette. «Il n’y a que peu de places à disposition, c’est un long voyage et je ne suis physiquement pas encore à 100%, explique le président du club tessinois, touché par le Covid à la mi-octobre. Je regarderai ça tranquille, chez moi, à la télévision.» Au bout du fil, on sent une forme de réjouissance chez celui qui vient de fêter ses dix ans à la tête du club. Mais nulle euphorie: réputé bouillant lorsque les choses tournent mal, Angelo Renzetti demeure calme dans la jolie période actuelle.

Tout d’abord président, comment va la santé?

Bien, merci. J’ai connu des moments difficiles avec ce virus, ça a été dur, mais je vais désormais beaucoup mieux. Je ne vous cache pas que je suis très heureux d’être sorti de cette période compliquée.

Depuis deux semaines et votre victoire à Lausanne (0-1), vous vivez dans la peau de leader du championnat. Quel est votre sentiment, vous qui n’aviez jamais connu ça en dix ans de présidence?

Ça fait plaisir, mais il est bien trop tôt pour commencer à chanter victoire. Nous n’avons joué que six matches sur 36 et la route est encore très longue, surtout dans un championnat où, cette année encore plus que les autres, tout le monde peut gagner ou perdre contre tout le monde. Les choses vont bien, mais il n’y a pas matière à s’enflammer.

Pourquoi les choses fonctionnent-elles mieux aujourd’hui que souvent par le passé, au FC Lugano?

Avec l’entraîneur Maurizio Jacobacci, nous avons tenté de conserver l’élan de la fin de saison dernière, qui avait été très bonne (ndlr: huit matches sans défaite, dont trois victoires sur les quatre derniers). Et nous avons réussi à maintenir cette dynamique. A part quelques retouches, l’effectif est resté stable. L’équipe prend confiance en ses possibilités avec des schémas de jeu qui, disons, sont les nôtres.

«Quand il y a trente enfants à surveiller, un baby-sitter ne suffit pas, il en faut au moins trois ou quatre»

Angelo Renzetti

C’est à dire?

Les directives sont claires, efficaces, l’équipe sait adapter son comportement en fonction du cours du match. Autour de Jacobacci, nous avons un très bon staff technique. Tous travaillent très bien, en parfaite entente entre eux et en symbiose avec les joueurs.

Maurizio Jacobacci ne vit, à 57 ans, que sa deuxième expérience en Super League après celle au FC Sion. Que cela vous inspire-t-il?

Maurizio est quelqu’un qui s’est créé au fil des expériences. Il a acquis un côté très pragmatique, il ne tombe ni dans l’exaltation, ni dans l’abattement, et il sait parfaitement transmettre cette sérénité à l’équipe.

Votre douzième entraîneur en dix ans de présidence serait-il le bon?

J’ai déjà eu le sentiment d’avoir le bon entraîneur - le fait est que les choses peuvent parfois changer vite, au fil du temps. Ce n’est pas facile de trouver la bonne personne, lorsqu’il s’agit de gérer un vestiaire de trente joueurs. D’où l’importance, en plus de l’entraîneur, du staff. Quand il y a trente enfants à surveiller, un baby-sitter ne suffit pas, il en faut au moins trois ou quatre.

Pour terminer, comment avez-vous accueilli l’annonce d’une aide à fonds perdus de la Confédération en faveur des clubs professionnels?

La situation est très délicate pour toutes les équipes, mais chaque club a sa propre réalité, sa propre sensibilité. Pour le FC Lugano, dont les rentrées sont faibles en termes de billetterie - nous n’avons que 3000 spectateurs au stade -, ces aides à fonds perdus ne seront de toute façon guère accessibles. La solution de prêts à restituer, qui nous offrent une bouffée d’oxygène le temps de souffler, me semble en l’occurrence plus favorable. Pour le reste, nous équilibrerons les comptes cet hiver en transférant deux ou trois joueurs.

Et si Lugano est toujours en tête du classement à Noël, ne serez-vous pas au contraire tenté de casser votre tirelire pour jouer le titre?

(Il rigole). Je vous répète qu’il est un peu trop tôt pour rêver. Nous allons commencer par jouer ce match de dimanche contre Servette et, en fonction de la situation à Noël, nous verrons s’il est indiqué ou non de faire des folies.

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7 commentaires
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IgniaciO

21.11.2020 à 16:58

Nicolas Jacquier peut-il faire un article sur la condamnation de trois ultralalas sédunois condamnés hier par un tribunal neuchâtelois comme d'autres médias le font? Merci. La bise à gratinnord

Hop@YB

21.11.2020 à 15:28

C'est quand même alucinant de pondre un article comme ça. On vient de commencer le championnat.... J'ai rien contre Lugano mais pas sûr que dans 30 journée ils soient dans la 1ère partie du classement.

SFL ces pitres

21.11.2020 à 15:26

Lugano, qui va vite retrouver sa place dans le ventre mou, rappelle que notre championnat, qui continue malgré la pandémie, est ridicule.