Publié

FootballAngleterre - Arsenal: Ramsey se pose, les Gunners décollent (MAGAZINE)

Par Colin DRONIOU LONDRES, 02 oct 2013 (AFP) - Longtemps trimballé de gauche à droite, le milieu gallois d'Arsenal Aaron Ramsey s'est enfin stabilisé et son excellent début de saison explique en grande partie la réussite des Gunners, auteurs d'une véritable démonstration mardi contre Naples en Ligue des champions (2-0).

A 22 ans, Ramsey, professionnel depuis six ans déjà, n'a jamais semblé aussi en jambes qu'actuellement. Après dix matches en club depuis août, il a inscrit la bagatelle de huit buts et délivré trois passes décisives qui ont grandement aidé Arsenal à occuper la tête de son groupe et celle du championnat. "C'est vrai qu'avant j'étais un peu impétueux devant le but. Je suis plus posé maintenant. J'ai confiance et les choses se mettent agréablement en place", a reconnu l'ex-apprenti de Cardiff devenu "serial buteur" après la victoire contre Swansea lors de laquelle il avait été conspué. Son entraîneur Arsène Wenger, qui avait déniché le gamin de Caerphilly alors qu'il avait à peine 17 ans, doit boire du petit lait même s'il ne lui a jusque-là pas forcément facilité la tâche non plus depuis son arrivée à Londres. "C'est un joueur équilibré avec un gros moteur, une bonne technique et une bonne vision", déclarait-il alors à l'époque, tout heureux de l'avoir chipé à Manchester United ou Everton. La vie n'a pourtant pas été tendre avec Ramsey, plus jeune international gallois à 17 ans, plus jeune capitaine de son pays trois ans plus tard et auteur d'une passe décisive dès sa 1re entrée en jeu en Premier League. Car sa carrière prometteuse, avant de prendre un tour nouveau cet été, s'est brusquement arrêtée en février 2010 après une double fracture tibia-péroné. Le temps de se remettre puis d'enchaîner quelques prêts à Nottingham ou Cardiff pour refaire ses gammes, ce supporteur de ManU dans sa jeunesse a alors perdu une saison et demie. Revenu à un niveau acceptable en 2012 après avoir été critiqué parce qu'il ralentissait le jeu de son équipe, il a alors été baladé pendant près deux saisons par Wenger avant de réussir à s'imposer cet été dans l'axe. Il était temps car au printemps, il semblait en nourrir une certaine lassitude... "J'ai joué ailier droit, ailier gauche, latéral droit, on m'a demandé d'évoluer à beaucoup de postes. Ma place, c'est dans l'axe. Jouer à cette position fait une grande différence pour moi. C'est là où je veux être. Mes performances ont montré de quoi j'étais capable à cette place", déclarait-il alors sur le site du club. Joueur endurant et généreux, Ramsey a alors le temps de se souvenir qu'un brillant avenir d'ailier l'attendait également au rugby avant d'opter pour le football... "Il faut se souvenir que sa carrière a été perturbée par une grave blessure et il fallait être patient avec lui. Après cela, les gens ont été impatients avec lui et lui ont mis la pression quand il n'était pas bon. Je crois que quand on lui parlait de ça, Est-ce que tu peux revenir à l'entraînement et travailler plus dur ou est-ce que tu te désoles et tu laisses tomber? , cela a finalement constitué un déclic", a reconnu dernièrement Wenger. Mardi, l'entraîneur des Gunners avait même les yeux humides en repensant à ce que son Gallois, auteur d'une action parfaite avec Giroud avant d'adresser un caviar longue distance à Özil, venait de montrer avec le meneur allemand. "Quand je l'ai vu répondre comme il l'a fait, j'ai su qu'il pourrait revenir et c'est pourquoi je lui ai accordé ma confiance. Il s'est amélioré techniquement et ne se précipite plus. Cela montre sa confiance", poursuivait-il. A Marseille, où Ramsey avait crucifié l'OM il y a deux ans en inscrivant l'unique but à la dernière seconde (1-0) avant de récidiver il y a 15 jours (2-1), cela fait déjà bien longtemps qu'on a appris à se méfier de lui. cd/ybl/dhe

(AFP)

Votre opinion

Trouvé des erreurs?Dites-nous où!