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rugbyAngleterre - Clive Woodward salue Wilkinson "l'éponge à connaissances"

Jonny Wilkinson "est une éponge qui absorbe la connaissance", revient mardi dans sa chronique dans le Daily Mail l'ex-sélectionneur de l'Angleterre Clive Woodward, devenu champion du monde en 2003 avec l'ouvreur qui a annoncé lundi sa retraite prochaine.

"C'est une éponge qui absorbe la connaissance", écrit l'ancien technicien du XV de la Rose dans une chronique intitulée "Devenir le meilleur l'obsédait". "C'est pourquoi il pourrait faire un entraîneur fantastique s'il s'aventure dans cette voie". "Beaucoup ont souligné ses interminables séances seul à botter. A certains moments, je devais le faire sortir et l'envoyer se coucher. Mais pour moi le plus incroyable, c'est le temps qu'il passait à développer son agilité, sa vision et l'analyse du jeu. Si vous enlevez le rugby à Jonny, il continuera de briller en faisant autre chose. A Toulon, il n'a pas juste appris le français, il le parle couramment". "L'un de mes plus grands défi avec lui, était de l'empêcher de se jeter dans les regroupements. Il aime tellement le combat, qu'il refuse de se protéger ou un traitement à part. Il voulait toujours être en première ligne", raconte encore Woodward avant de développer deux anecdotes à son sujet. "On a battu les Blacks en 2003 à Wellington en jouant dans des conditions terribles. En milieu de 2e période, on gagne une pénalité à 30 mètres des poteaux mais à 5 mètres seulement de la ligne de touche. Le vent était vicieux et tournait. Dave Alred, le spécialiste du jeu au pied dédié à Jonny, s'est tourné vers moi et a dit: Je ne crois pas que ça va entrer, là. Aucune chance . C'est la seule fois qu'il a émis une opinion sur un coup de pied pour savoir s'il était jouable ou non. Il s'est mis en position, Tindall tenant la balle avec son doigt et il l'a frappé. La balle est partie à trois mètres à l'extérieur puis elle est revenue et est passé tranquillement", se souvient-il. "De tous ces coups de pied, je reviens toujours à celui-là. Cela en dit tellement sur l'homme qu'il est. En 2002, aucun sélectionneur mondial ne l'aurait pris comme N.10. Il avait toutes les qualités requises, mais ce qui le rend à part, c'est sa passion pour réussir tout ce qu'il entreprend", assure-t-il encore. "Notre victoire au Stade de France en 2000 est l'une de nos meilleures. On avait écrasé les Français, mais ce dont tout le monde se rappelle, c'est de Jonny découpant Emile Ntamack", a-t-il encore en mémoire. A 35 ans, le légendaire ouvreur anglais de Toulon Jonny Wilkinson a annoncé lundi qu'il mettrait fin, à l'issue de la saison, à une carrière entamée en 1997 avec Newcastle. En 91 sélections avec l'Angleterre et 6 avec la sélection des Lions britanniques et irlandais, il a marqué 1.246 points, ce qui en fait le deuxième meilleur marqueur de l'histoire du rugby derrière le Néo-Zélandais Daniel Carter (1.442). cd/bm

(AFP)

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