Attentat de Berlin: Anis Amri avait-il des liens avec la Suisse?
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Attentat de BerlinAnis Amri avait-il des liens avec la Suisse?

Le Ministère public de la Confédération et Fedpol enquêtent sur de possibles contacts de l'assaillant du marché de Noël berlinois, le 19 décembre, avec notre pays.

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Un an après l'attentat de Berlin, la chancelière allemande Angela Merkel, critiquée pour son manque d'empathie et des négligences de la part des autorités, rencontre les proches des victimes. (Lundi 18 décembre 2017)

Un an après l'attentat de Berlin, la chancelière allemande Angela Merkel, critiquée pour son manque d'empathie et des négligences de la part des autorités, rencontre les proches des victimes. (Lundi 18 décembre 2017)

AFP
La ville de Berlin accuse la police locale d'avoir falsifié un document qui aurait théoriquement pu conduire à l'arrestation d'Anis Amri avant qu'il ne commette l'attentat. (Mercredi 17 mai 2017)

La ville de Berlin accuse la police locale d'avoir falsifié un document qui aurait théoriquement pu conduire à l'arrestation d'Anis Amri avant qu'il ne commette l'attentat. (Mercredi 17 mai 2017)

AFP
Le ministre italien de l'Intérieur, Marco Minniti, a défendu jeudi devant la presse étrangère les deux policiers qui ont abattu Anis Amri. Les deux hommes sont soupçonnés d'être racistes ou nostalgiques du fascisme. (2 mars 2017)

Le ministre italien de l'Intérieur, Marco Minniti, a défendu jeudi devant la presse étrangère les deux policiers qui ont abattu Anis Amri. Les deux hommes sont soupçonnés d'être racistes ou nostalgiques du fascisme. (2 mars 2017)

archive, AFP

Le Ministère public de la Confédération (MPC) mène une procédure pénale en lien avec l'attentat de Berlin, survenu sur un marché de Noël. L'enquête est dirigée contre inconnu, a indiqué mercredi soir le porte-parole du MPC André Marty à la radio alémanique SRF.

Le MPC a ouvert son enquête sur des informations provenant de l'étranger, concernant des soupçons de violation du Code pénal, à propos de soutien ou de participation à une organisation criminelle et de suspicion de violation de la loi fédérale sur l'interdiction de groupe comme Al-Qaïda ou l'EI. La procédure s'effectue en collaboration avec l'Office fédéral de la police (Fedpol) et les autorités étrangères. Le MPC se refuse à donner plus d'informations actuellement.

Peu après l'attentat, fedpol avait déjà procédé à des investigations pour déterminer si l'auteur présumé Anis Amri avait séjourné en Suisse. A ce moment, aucun lien direct n'avait été constaté entre le Tunisien et la Suisse, selon l'ATS.

Il passe par Bruxelles

En outre, RTL Info a révélé mercredi qu'Anis Amri avait été filmé par des caméras de surveillance, en gare de Bruxelles, le 21 décembre, à 19 heures, en provenance d'Amsterdam. Soit deux jours après les faits. La route du terroriste s'est achevée le 23 décembre, à Milan. Il a été abattu par les forces de l'ordre italiennes.

Douze personnes ont perdu la vie, percutées par un camion conduit par Anis Amri, 26 ans, le 19 décembre. Un jour après les faits, la mère de l'assaillant a révélé que son fils avait été brièvement détenu en Suisse, selon Blick.

Avant d'être tué, Anis Amri avait blessé un policier italien par balles. L'arme qu'il a utilisée est aussi celle ayant servi à tuer le chauffeur polonais du camion volé qui a foncé sur la foule à Berlin, rappelle l'ATS.

(ats/cbx)

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