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Proche-OrientAnkara n'exclut pas une opération terrestre

La Turquie se dit prête à intervenir dans le nord de l'Irak en cas de menace contre ses intérêts.

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Les Emirats arabes unis ont proposé de prendre en charge la reconstruction de la mosquée Al-Nouri et de son minaret penché emblématique de Mossoul. (Dimanche 11 mars 2018)

Les Emirats arabes unis ont proposé de prendre en charge la reconstruction de la mosquée Al-Nouri et de son minaret penché emblématique de Mossoul. (Dimanche 11 mars 2018)

AFP
Mossoul fête ce jeudi 14 décembre la victoire sur l'EI. Des milliers de policiers, militaires et une centaine de véhicules blindés ont défilé pour la délivrance et le retour à la vie normale. (14 décembre 2017)

Mossoul fête ce jeudi 14 décembre la victoire sur l'EI. Des milliers de policiers, militaires et une centaine de véhicules blindés ont défilé pour la délivrance et le retour à la vie normale. (14 décembre 2017)

Keystone
Le Premier ministre irakien Haider al-Abadi a annoncé samedi «la fin de la guerre contre l'EI» en Irak. Les forces gouvernementales se battent depuis trois ans pour éliminer le groupe djihadiste Etat islamique (EI) du pays. (Samedi 9 décembre 2017)

Le Premier ministre irakien Haider al-Abadi a annoncé samedi «la fin de la guerre contre l'EI» en Irak. Les forces gouvernementales se battent depuis trois ans pour éliminer le groupe djihadiste Etat islamique (EI) du pays. (Samedi 9 décembre 2017)

AFP

La Turquie pourrait lancer une opération terrestre dans le nord de l'Irak pour éliminer toute «menace» contre ses intérêts, a affirmé mardi le chef de la diplomatie turque, Mevlüt Cavusoglu. «C'est notre droit le plus naturel», a-t-il ajouté.

«S'il y a une menace contre la Turquie, nous utiliserons tous nos moyens, y compris une opération terrestre (...) pour éliminer cette menace», a déclaré M. Cavusoglu. Il était interrogé par la chaîne de télévision Kanal 24 sur l'éventualité d'une opération terrestre turque depuis sa base de Bachiqa, dans le nord de l'Irak.

La Turquie demande avec insistance à être associée à l'offensive en cours contre la ville de Mossoul, fief du groupe Etat islamique (EI) dans le nord de l'Irak, affirmant que la présence du groupe djihadiste de l'autre côté de sa frontière représente une menace.

Ankara ne veut pas des Kurdes

Ankara affirme que son artillerie présente à Bachiqa a bombardé des cibles de l'EI à la demande des peshmergas qui participent à l'opération de Mossoul, ce que dément Bagdad.

La Turquie redoute également la consolidation des positions dans le nord de l'Irak, notamment dans la région de Sinjar, du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), un groupe qui mène une guérilla sanglante contre Ankara depuis plus de 30 ans.

L'aviation turque bombarde déjà régulièrement les positions du PKK dans les monts Kandil, base arrière du PKK en Irak, à la frontière avec la Turquie.

(ats)

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