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ItalieAppel au secteur privé pour sauver Pompéi

Le chef du gouvernement Matteo Renzi a appelé le secteur privé à «intervenir» financièrement aux côtés des pouvoirs publics pour l'entretien et la restauration du site archéologique de Pompéi.

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Le célèbre site de Pompéi n'en finit pas de tomber en morceaux. Au point que le chef du gouvernement italien, Matteo Renzi, a lancé un appel au secteur privé. (05.03.2014)

Le célèbre site de Pompéi n'en finit pas de tomber en morceaux. Au point que le chef du gouvernement italien, Matteo Renzi, a lancé un appel au secteur privé. (05.03.2014)

Keystone
Le célèbre site de Pompéi n'en finit pas de tomber en morceaux. Au point que le chef du gouvernement italien, Matteo Renzi, a lancé un appel au secteur privé. (05.03.2014)

Le célèbre site de Pompéi n'en finit pas de tomber en morceaux. Au point que le chef du gouvernement italien, Matteo Renzi, a lancé un appel au secteur privé. (05.03.2014)

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Le célèbre site de Pompéi n'en finit pas de tomber en morceaux. Au point que le chef du gouvernement italien, Matteo Renzi, a lancé un appel au secteur privé. (05.03.2014)

Le célèbre site de Pompéi n'en finit pas de tomber en morceaux. Au point que le chef du gouvernement italien, Matteo Renzi, a lancé un appel au secteur privé. (05.03.2014)

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Le site de Pompéi n'en finit pas de se délabrer, au grand dam de la Botte. Et cela au point que Matteo Renzi, le chef du gouvernement, a lancé un appel à l'aide au secteur privé.

«L'Italie est le pays de la culture, alors moi je dis aux chefs d'entreprise: qu'attendez-vous?», a répondu le Premier ministre à une question de la presse lui demandant, lors d'un déplacement à Syracuse, quel était son sentiment sur les récents éboulements de plusieurs pans de murs à Pompéi.

Pour Matteo Renzi, «le fait que le secteur privé refuse d'intervenir par souci idéologique au motif que la culture a toujours été le pré carré de l'Etat n'est plus envisageable».

«Si le privé peut faire en sorte que les murs tiennent debout, pourquoi ne pas lui en donner la possibilité ?», a-t-il ajouté.

Culture touchée par l'austérité

Le secteur de la culture - déjà peu soutenu en Italie par rapport aux autres pays européens - a été l'un des plus touchés par les plans d'austérité à répétition. Son budget est de nouveau prévu en baisse à 1,4 milliard d'euros (1,7 milliard de francs) en 2014 après 1,5 milliard l'année précédente.

Pour certains gros travaux, il a ainsi fallu faire appel à des mécènes: à Rome, le fabricant de chaussures de luxe Tod's finance les travaux de restauration du Colisée et la Fontaine de Trevi doit subir un lifting grâce au fonds de la maison de couture Fendi.

Après la découverte de pans de murs écroulés ce week-end sur le site, classé au patrimoine mondial de l'humanité depuis 1997, le ministre de la Culture Dario Franceschini a convoqué une réunion mardi à l'issue de laquelle «deux millions d'euros» ont été débloqués pour «des travaux d'entretien ordinaire».

Le même jour, le Corriere della Sera révélait que sur les 105 millions d'euros, dont quelque 40 millions apportés par l'Union européenne, d'un plan d'aide lancé en 2011 pour assurer l'entretien et la restauration du site, seuls 588'000 euros avaient été dépensés, soit «0,56% des fonds».

Depuis trois ans, le site de Pompéi, ville ensevelie sous les cendres par l'éruption du Vésuve en 79 après Jésus-Christ, a subi de nombreux dommages. Le site constitue l'ensemble le mieux conservé d'une ville de l'époque romaine.

(AFP)

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