Faim dans le monde - Appel du G20 à enrayer la progression de la famine

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Faim dans le mondeAppel du G20 à enrayer la progression de la famine

La déclaration adoptée par le G20 mardi soir en Italie se résume toutefois à une série de constats et d’objectifs sans valeur contraignante.

Selon une étude de la FAO, l’agence de l’ONU pour l’alimentation et l’agriculture, il faudrait entre 39 et 50 milliards de dollars (entre 36 et 46 milliards de francs) de plus par an pour parvenir à éradiquer la faim dans le monde d’ici 2030.

Selon une étude de la FAO, l’agence de l’ONU pour l’alimentation et l’agriculture, il faudrait entre 39 et 50 milliards de dollars (entre 36 et 46 milliards de francs) de plus par an pour parvenir à éradiquer la faim dans le monde d’ici 2030.

AFP

Les ministres des Affaires étrangères du G20 ont adopté mardi à Matera, dans le sud de l’Italie, une déclaration dont l’objectif est de contribuer à éradiquer la famine qui continue de progresser à travers le monde.

«Nous avons adopté aujourd’hui la déclaration de Matera sur la sécurité alimentaire», a annoncé le ministre italien Luigi Di Maio, dont le pays préside le G20, lors d’une conférence de presse à l’issue de la réunion. «Il s’agit d’un document concret, d’une invitation à agir pour toute la communauté internationale», a-t-il expliqué, rappelant que 850 millions de personnes souffrent de la famine à travers le monde.

Cette déclaration en dix points, publiée dans la soirée, se résume à une série de constats et d’objectifs sans valeur contraignante, rappelant notamment que l’objectif établi par l’ONU d’éradiquer la faim d’ici 2030 semble hors d’atteinte. «Si les tendances actuelles se poursuivent, le nombre de personnes souffrant de la faim pourrait atteindre 840 millions d’ici 2030», mettent en garde les signataires.

Perturbations liées à la pandémie

Ils proposent donc une série d’initiatives pour tenter d’enrayer cette tendance: donner plus de pouvoir aux femmes et aux jeunes, favoriser les programmes de protection sociale, augmenter les investissements dans l’alimentation durable ou encore accélérer l’adaptation de l’agriculture face au changement climatique.

«Nous nous engageons à renforcer nos efforts collectifs pour mettre en œuvre cet appel à une mobilisation mondiale», concluent les signataires, alors que l’horizon de la planète s’est encore assombri avec le choc sanitaire et économique causé par la pandémie de Covid-19, qui cause des pertes de revenus en cascade, renchérit les aliments et perturbe les chaînes d’approvisionnement.

«À cause de la pandémie, (la famine) pourrait frapper cent millions de personnes supplémentaires», a averti mardi Luigi Di Maio. «La sécurité alimentaire signifie aider les familles frappées par la crise économique provoquée par la pandémie aussi bien dans nos pays que dans les pays en voie de développement», a-t-il souligné.

Invité aux travaux du G20, le directeur-général de la FAO, l’agence de l’ONU pour l’alimentation et l’agriculture, le Chinois Qu Dongyu, a appelé lui aussi les membres du G20 «à agir ensemble pour éradiquer la faim et la pauvreté». Selon une étude de la FAO, il faudrait entre 39 et 50 milliards de dollars (entre 36 et 46 milliards de francs) de plus par an pour parvenir à éradiquer la faim dans le monde d’ici 2030.

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