Italie: Après H&M, Benetton suspend aussi ses commandes en Birmanie
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ItalieAprès H&M, Benetton suspend aussi ses commandes en Birmanie

Le groupe italien de prêt-à-porter a affirmé vendredi vouloir «donner un signal fort et concret» à la junte militaire birmane qui s’est emparée du pouvoir.

Le groupe d’habillement italien Benetton a annoncé suspendre toute nouvelle commande en Birmanie, exprimant «sa plus profonde inquiétude» sur la situation dans le pays asiatique.

Le groupe d’habillement italien Benetton a annoncé suspendre toute nouvelle commande en Birmanie, exprimant «sa plus profonde inquiétude» sur la situation dans le pays asiatique.

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Le groupe d’habillement italien Benetton a annoncé vendredi suspendre toute nouvelle commande en Birmanie, secouée par des manifestations violemment réprimées depuis la prise du pouvoir le 1er février par les militaires. La firme a exprimé «sa plus profonde inquiétude» sur la situation.

«Nous allons suspendre les commandes en provenance du pays pour donner un signal fort et concret», a déclaré Massimo Renon, PDG du groupe Benetton, cité dans un communiqué. Lundi, le géant du prêt-à-porter suédois H&M avait déjà annoncé la même mesure.

La non-violence, valeur fondamentale

«Nous espérons que la situation reviendra à garantir dans les plus brefs délais les droits fondamentaux des personnes», a relevé Massimo Renon. Benetton défend «des valeurs fondamentales telles que l’inclusion, l’intégration et la non-violence», a-t-il ajouté.

La Birmanie est le théâtre de manifestations de masse contre un coup d’État militaire qui a renversé le gouvernement civil d’Aung San Suu Kyi. La répression en Birmanie a fait au moins 70 morts, selon des experts de l’ONU.

Créé en 1965 dans le nord-est de l’Italie par quatre frères et sœur, Benetton était connu initialement pour ses petits pulls doux en laine déclinés en de multiples couleurs. Le succès des «United Colors of Benetton» était ensuite allé grandissant, jusqu’à devenir planétaire entre 1982 et 2000 avec les campagnes publicitaires chocs du photographe Oliviero Toscani.

(AFP)

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