Intempéries - Après la neige, l’aéroport d’Istanbul redémarre lentement
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IntempériesAprès la neige, l’aéroport d’Istanbul redémarre lentement

Mercredi, l’aéroport d’Istanbul a pu reprendre une partie de ses activités, après avoir été paralysé par d’importantes chutes de neige, ces derniers jours.

Seule une des trois pistes était ouverte à l’aéroport d’Istanbul, mercredi matin.

Seule une des trois pistes était ouverte à l’aéroport d’Istanbul, mercredi matin.

AFP

Le trafic reprenait progressivement, mercredi, sur l’aéroport international d’Istanbul, le plus fréquenté d’Europe en 2021, fermé deux jours durant en raison d’une tempête de neige exceptionnelle sur la Méditerranée orientale.

Les premiers vols avaient pu atterrir et décoller mardi, mais les mouvements restent très limités avec toujours une seule des trois pistes ouverte. «Les vols reviennent progressivement à la normale à l’aéroport d’Istanbul. Nous avons programmé 131 vols entre 7 heures et 13 heures» (6 heures et 12 heures heure suisse), a annoncé sur Twitter la compagnie nationale Turkish Airlines.

Vives critiques

La gestion de la crise sur cet aéroport ultramoderne inauguré en 2019 – et fermé pour la première fois au trafic – a fait l’objet de vives critiques, ces derniers jours, avec des centaines de passagers bloqués dans l’aérogare, incapables de voler ou de se rendre en ville, les routes étant bloquées par la neige. Contraints pour la plupart de dormir à même le sol glacé, ils ont dénoncé l’absence d’information et de soutien logistique de la part des autorités aéroportuaires et de Turkish Airlines, a constaté un photographe de l’AFP.

Autre souci, mercredi, certains s’inquiètent sur Twitter de la péremption de leurs tests Covid pratiqués pour un départ initialement prévu lundi ou mardi. Le second aéroport d’Istanbul, Sabiha Gokcen, sur la rive asiatique, fonctionnait en revanche normalement, malgré quelques retards.

Jour chômé

La neige est arrivée samedi, sur la majeure partie de la Turquie, redoublant d’intensité à deux reprises dimanche, puis dans la nuit de lundi à mardi. Le trafic routier a été suspendu mardi, autour de la mégapole de 16 millions d’habitants, sur décision de la préfecture d’Istanbul. Mercredi a été décrété jour chômé dans les administrations publiques et les universités resteront fermées jusqu’au 31 janvier.

Un millier d’avions se croisent chaque jour à «Istanbul Havalimani», situé sur la rive européenne, à une quarantaine de kilomètres au nord-ouest du centre-ville. Sa construction avait suscité de nombreuses polémiques, notamment sur les atteintes portées à l’environnement – il est en pleine campagne – et sa localisation, près de la mer Noire, où un épais brouillard sévit fréquemment en hiver.

En 2021, Istanbul Havalimani a accueilli 37 millions de passagers, selon le ministère turc des Transports, ce qui en avait fait le premier aéroport d’Europe, connecté notamment à l’Asie centrale, au Moyen-Orient et à l’Afrique.

En Grèce, l’indignation monte

L’indignation contre le gouvernement s’est encore accrue mercredi en Grèce, au surlendemain d’une tempête de neige exceptionnelle qui a bloqué des milliers d’automobilistes sur l’autoroute la plus moderne du pays, fermée pour le 3e jour consécutif. Plusieurs quotidiens grecs ont titré sur le «fiasco» du périphérique Attiki Odos, qui encercle Athènes et dessert l’aéroport, où des centaines de véhicules ont été piégés par la neige, dans la nuit de lundi à mardi.

«Un gouvernement enseveli sous la neige», a déclaré le quotidien de gauche Efsyn, tandis que même le quotidien pro-gouvernemental Eleftheros Typos a parlé d’«erreurs qui ont provoqué le chaos». Dans la tourmente, le PDG de la société privée gérant le périphérique Attiki Odos a démissionné mardi soir.

Peu avant, sous la pression, la société a présenté ses excuses et annoncé que 2000 euros (quelque 2077 francs) de dommages et intérêts seraient attribués aux automobilistes bloqués. Quelque 3500 conducteurs avaient dû être évacués, après avoir été piégés sur le périphérique d’Athènes par des chutes de neige exceptionnelles.

(AFP)

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