États-Unis: Après les conventions, Trump et Biden repartent en campagne

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États-UnisAprès les conventions, Trump et Biden repartent en campagne

Après des mois de confinement, Joe Biden, raillé par un Donald Trump omniprésent, va reprendre le chemin de sa campagne sur le terrain.

Donald Trump s’est rendu sur le tarmac d’un aéroport de Manchester, dans le New Hampshire, un État qu’il avait perdu d’un cheveu en 2016.

Donald Trump s’est rendu sur le tarmac d’un aéroport de Manchester, dans le New Hampshire, un État qu’il avait perdu d’un cheveu en 2016.

KEYSTONE/EPA/CJ GUNTHER

Le président américain Donald Trump a retrouvé vendredi le chemin de la campagne électorale au lendemain de la convention républicaine. Il sera suivi prochainement par son adversaire démocrate qui a annoncé son retour sur le terrain après des mois de quasi-confinement.

Le 45e président des États-Unis, candidat à un second mandat, mais à la peine dans les sondages, s’est rendu dans le New Hampshire, un État du nord-est qu’il avait perdu d’un cheveu en 2016. Devant des sympathisants réunis sur le tarmac d’un aéroport de Manchester, il a assuré être certain de l’emporter le 3 novembre.

«Quelqu’un a-t-il le moindre doute?» a-t-il lancé à des partisans chauffés à blanc. Cela voudrait dire que «j’aurais perdu contre une personne au faible Q.I. Je ne veux pas de cela», a insisté le milliardaire au sujet du candidat démocrate Joe Biden. Le message est désormais connu: le président l’a déjà martelé jeudi soir en acceptant l’investiture pour l’élection. «Personne ne sera en sécurité dans l’Amérique de Biden», avait lancé Donald Trump, 74 ans.

Trump interpellé par Biden

Impatient de tourner la page du coronavirus qui a laminé une économie américaine jusque-là florissante, le privant de son principal argument électoral, l’ex-homme d’affaires new-yorkais ne cesse de railler son rival, surnommé «Joe l’endormi», pour être resté strictement confiné chez lui, dans le Delaware, pendant plus de deux mois au printemps, avant de n’en sortir que de manière extrêmement limitée.

Critiquée par les républicains, cette stratégie a pour l’instant profité à Joe Biden, en avance de sept à huit points en moyenne dans les sondages nationaux mais également en tête dans la plupart des États-clés. Insistant sur son propre esprit de responsabilité, l’ancien vice-président des États-Unis a interpellé vendredi Donald Trump sur Twitter.

«Monsieur le président, les Américains annulent des mariages et organisent des funérailles sans famille. Ils font des sacrifices pour que d’autres Américains ne meurent pas. Au lieu de donner l’exemple, vous avez accueilli un événement superpropagateur», a-t-il écrit, en référence à la réception de jeudi dans les jardins de la Maison-Blanche, sans grande distanciation physique et avec peu de masques.

Alors que Donald Trump entend encore accélérer d’ici le premier débat entre les deux hommes, le 29 septembre, la reprise des déplacements de Joe Biden se fera toutefois à son rythme: après Labor Day, la fête du travail américaine, qui tombe cette année le 7 septembre.

Trump salue son «ami» Shinzo Abe, sur le départ

Donald Trump a rendu hommage vendredi au Premier ministre japonais Shinzo Abe, qui a annoncé son intention de démissionner pour des raisons de santé. «Je veux exprimer mon plus grand respect pour le Premier ministre Shinzo Abe, un très grand ami à moi», a dit le président américain à bord d’Air Force One sur le chemin du retour d’un meeting de campagne dans le New Hampshire. Arrivé au pouvoir fin 2012, Shinzo Abe détient le record de longévité à son poste d’un Premier ministre japonais. À 65 ans, il a annoncé vendredi son intention de démissionner, souffrant d’une maladie inflammatoire chronique de l’intestin.

(ATS/NXP)

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