Fâché: Après Lüscher, Antonio Hodgers se plaint de la RTS

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FâchéAprès Lüscher, Antonio Hodgers se plaint de la RTS

Le président du Gouvernement genevois estime que l'émission «Mise au Point» a tronqué son message dans la problématique sur les espaces verts en ville de Genève. Il rappelle son «amour» de la nature.

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lematin.ch
Antonio Hodgers a répondu durant une trentaine de minutes à l'équipe de «Mise au Point». Il n'en est resté que quelques citations, qui auraient réduit sa pensée foncièrement écologiste.

Antonio Hodgers a répondu durant une trentaine de minutes à l'équipe de «Mise au Point». Il n'en est resté que quelques citations, qui auraient réduit sa pensée foncièrement écologiste.

RTS

Le président du Gouvernement genevois, l'écologiste Antonio Hodgers, n'est pas content de la «RTS» et du traitement dont il a fait l'objet dans l'émission «Mise au Point» de dimanche dernier. Il le fait savoir sur sa page Facebook: «Alors que mon interview a duré près de 30 minutes, la RTS a fait le choix de réduire ma position à quelques phrases défensives, dénaturant ainsi l'essentiel de mon message sur la question de la nature en ville.»

Sur les traces de Christian Lüscher

Sa réaction suit celle du conseiller national Christian Lüscher (PLR/GE), qui a déposé une plainte auprès de l'autorité indépendante de la RTS. Il lui reproche d'avoir été interrogé dans le cadre de la polémique sur la surveillance exercée par le Service de renseignement de la Confédération (SRC). Mais, dans le sujet traité au 19:30 le lundi 23 septembre, ses propos favorables au SRC n'ont pas été retenus. Le libéral-radical genevois a d'ailleurs répondu avec humour à Antonio Hodgers: «Si tu veux saisir l'autorité indépendante, je te défends gratos (j'ai des modèles tout prêts)».

Un arbre est bien vivant...

Antonio Hodgers ne dit pas vouloir déposer une telle plainte, mais il entend préciser son «amour» de la nature, dont ses propos choisis auraient pu faire douter: «Concernant l'émission RTS, il est clair que la phrase «on ne peut pas considérer un arbre comme un être vivant» est maladroite. Elle ne reflète ni mon opinion, ni une vérité scientifique. Je voulais évidement dire «un être humain vivant», car pour moi, on ne peut pas philosophiquement donner la même valeur à un arbre qu'à un être humain».

Une pique aux «écolos-égoïstes»

Par ailleurs, s'il a utilisé le terme de «écolo-égoïsme» pour qualifier l'attitude de certains, il précise: «Il ne s'est jamais adressé à l'ensemble des citoyen-ne-s qui sont mobilisé-e-s sur la question de la nature. (...) Ce terme était uniquement destiné aux quelques personnes qui utilisent la question des arbres comme prétexte pour bloquer la construction de logements et - espèrent-ils - la migration. Elles se reconnaîtront».

Eric Felley

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