Football - Amira Arfaoui: «En Allemagne, je vais muscler mon jeu»
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FootballAmira Arfaoui: «En Allemagne, je vais muscler mon jeu»

Championne de Suisse cette année avec Servette, l’attaquante Amira Arfaoui se prépare à intégrer le Bayer Leverkusen et à découvrir la Bundesliga à seulement 21 ans.

par
Thibaud Oberli
Amira Arfaoui célèbre un but dans une rencontre où Servette avait battu St-Gall 3 -0, le 14 novembre 2020.

Amira Arfaoui célèbre un but dans une rencontre où Servette avait battu St-Gall 3 -0, le 14 novembre 2020.

Eric Lafargue

L’étape servettienne d’Amira Arfaoui prend fin. Arrivée du FC Bâle en janvier 2020, la Bernoise de 21 ans y a achevé plusieurs objectifs: un premier contrat professionnel, un premier match en Ligue des champions féminine, le tout couronné par un premier titre national. Si son engagement courait encore pour un an à Genève, le club a compris son ambition et accepté son départ pour le Bayer Leverkusen et la Bundesliga. Elle s’y est engagée pour deux ans. Un nouveau défi important que l’internationale suisse (1 sélection) prépare en conséquence, comme elle nous l’a partagé par téléphone.

Amira Arfaoui, après vos succès à Servette, c’est le moment pour vous de passer un cap et de tenter votre chance à l’étranger?

Oui, j’ai beaucoup appris à Genève. J’ai pu y acquérir de l’expérience (ndlr: 6 buts et 7 passes décisives en 24 matches), aussi au niveau européen. J’ai senti que c’était le moment pour moi de faire ce pas, dans l’une des meilleures Ligues du monde. L’opportunité s’est présentée, je l’ai saisie et ça va me permettre de faire un pas de plus dans mon évolution.

Quelles sont vos attentes avant votre départ à Leverkusen?

La progression est vraiment le plus important pour moi. Je veux me développer et avancer. L’Allemagne me semble aussi intéressante pour cela. C’est un championnat très physique. En y évoluant, je pourrai muscler mon jeu et apprendre à jouer différemment.

Ce départ représente un chamboulement, est-ce que vous avez pu en parler avec d’autres joueuses qui l’ont vécu, par exemple Alisha Lehmann avec qui vous vous êtes entraînée cet été?

Oui, nous avons pu en parler avec Alisha. Je pense que c’est important, mais pas avec tout le monde. Alisha a fait l’expérience de l’étranger. En Angleterre, le changement est très compliqué, notamment à cause de la langue. De mon côté, je parle parfaitement allemand (ndlr: elle a grandi à Bümpliz (BE) et joué pour Young Boys et Bâle), donc la langue ne sera pas un défi pour moi. Ce qui me paraît plus difficile, c’est de tout quitter ici. Être loin de ma famille, ce sera la première chose avec laquelle je vais devoir apprendre à vivre.

Sur les réseaux sociaux, on vous a vu travailler avec un préparateur physique: c’est une manière de se protéger des blessures?

Oui, bien sûr. Avec mon passé, j’ai appris à travailler dur (ndlr: elle a failli ne plus pouvoir jouer au football à cause d’une importante opération au ménisque en 2019, la troisième intervention au genou droit). C’est pour me protéger, mais aussi pour devenir la meilleure version de moi-même et de pouvoir performer sur le terrain. À mon avis, c’est très important de préparer son corps, avant même de reprendre l’entraînement avec son club. Arrêter pendant un mois ou 3 semaines n’est pas l’idéal. De mon côté, chaque été, je travaille et m’entraîne avec un préparateur physique.

Un de vos objectifs est aussi de revenir en équipe nationale?

L’équipe nationale est le fruit de bonnes performances en club. Voilà pourquoi je veux me concentrer sur Leverkusen et mes performances avec cette équipe, afin de pouvoir tout d’abord m’imposer là-bas. Évidemment, l’équipe nationale reste un objectif, mais le principal est de s’imposer en club. Le reste viendra naturellement. L’Euro 2022 serait une expérience incroyable à vivre. Si le coach fait appel à moi et qu’il pense que je peux aider l’équipe, ça serait un honneur et une fierté pour moi d’aller en sélection.

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