03.05.2018 à 17:14

SyrieArmes chimiques: des corps seront exhumés

Les enquêteurs vont désormais examiner «des moyens d'exhumer et de prélever des échantillons biomédicaux».

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L'OIAC pointe du doigt l'armée syrienne derrière les attaques chimiques de Latamné en 2017. Le rapport sur l'attaque de Douma, en 2018, est encore attendu. (Mercredi 8 avril 2020)

L'OIAC pointe du doigt l'armée syrienne derrière les attaques chimiques de Latamné en 2017. Le rapport sur l'attaque de Douma, en 2018, est encore attendu. (Mercredi 8 avril 2020)

AFP
L'OIAC a conclu ce jeudi qu'une attaque avec de la chlorine avait bien eu lieu à Douma en 2018. Le régime syrien a rejeté le rapport. (7 mars 2019)

L'OIAC a conclu ce jeudi qu'une attaque avec de la chlorine avait bien eu lieu à Douma en 2018. Le régime syrien a rejeté le rapport. (7 mars 2019)

AFP
L'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) a indiqué vendredi n'avoir pas trouvé de preuve de l'usage de gaz innervant lors de l'attaque dans la ville syrienne de Douma en avril. Des traces d'un possible recours au chlore ont été décelées. (Vendredi 6 juillet 2018)

L'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) a indiqué vendredi n'avoir pas trouvé de preuve de l'usage de gaz innervant lors de l'attaque dans la ville syrienne de Douma en avril. Des traces d'un possible recours au chlore ont été décelées. (Vendredi 6 juillet 2018)

Keystone

La mission d'enquête de l'OIAC, organisme basé à La haye, a prélevé plus de 100 «échantillons environnementaux» à Douma depuis qu'elle a eu accès au site le 21 avril, a déclaré son directeur général, Ahmet Uzumcu. Les enquêteurs vont désormais examiner «des moyens d'exhumer et de prélever des échantillons biomédicaux», a-t-il indiqué.

L'attaque chimique présumée aux gaz toxiques a fait au moins 40 morts à Douma, au nord-est de la capitale syrienne, le 7 avril, selon des secouristes. Imputée aux forces gouvernementales syriennes par les Occidentaux, cette attaque chimique présumée a provoqué des frappes de Washington, Paris et Londres contre des installations du pouvoir syrien et un pic de tension diplomatique.

«Même si nos experts ont pu assister à des autopsies par le passé, ce sera la première fois que nous exhumerons des corps», a souligné M. Uzumcu, indiquant qu'un rapport sur l'enquête ne serait pas rendu public avant un mois.

«Toutes les voies possibles»

La mission d'enquête «continue d'explorer toutes les voies possibles pour collecter des preuves», a indiqué une porte-parole de l'OIAC jointe par l'AFP jeudi. Il reste toutefois «prématuré de spéculer sur le moment où le rapport» des experts sur une éventuelle utilisation d'armes chimiques à Douma «sera prêt à être partagé avec les Etats membres de l'OIAC», a-t-elle ajouté.

La Russie a été accusée à plusieurs reprises par les Occidentaux d'entraver l'accès des inspecteurs de l'OIAC à Douma, des accusations qu'elle a rejetées avec véhémence.

(ats)

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