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CyclismeArmstrong demande l'arrêt des procédures qui le visent

Dans un courrier publié vendredi, l'ancien champion cycliste américain affirme que l'USADA aurait violé son propre règlement et même certaines lois fédérales au cours de son enquête le visant.

Lance Armstrong

Lance Armstrong

AFP

«A deux mois seulement des Jeux olympiques, l'agence chargée de surveiller les athlètes engagés aux Jeux a choisi de consacrer son énergie à des accusations vieilles de 14 ans contre un athlète qui ne participera pas aux prochains Jeux et qui n'a jamais été contrôlé positif pour l'utilisation de produits dopants», écrit l'avocat de Lance Armstrong, Me Robert Luskin, dans sa réponse à l'USADA. Le 22 juin était la date limite pour répondre à la notification de l'agence.

Le 12 juin, l'USADA avait envoyé au septuple vainqueur du Tour de France un courrier l'informant de l'ouverture d'une procédure à son encontre. Le Texan demande donc l'arrêt de cette procédure, qui a eu pour effet immédiat de l'empêcher de participer à des compétitions de triathlon.

Dans un document de 11 pages, ses avocats assurent n'avoir pas encore pu consulter les preuves accumulées contre leur client pas plus que la liste des témoins et experts avancés par l'USADA.

Le dossier va désormais passer devant une commission d'examen de l'agence qui va d'abord chercher à savoir si les accusations sont suffisamment étayées par des preuves. En cas de dépôt de plainte formel, l'affaire pourrait être étudiée en novembre.

Si la procédure va à son terme, elle pourrait également priver l'Américain de ses victoires sur le Tour de France, de 1999 à 2005.

A en croire l'USADA, dix anciens coéquipiers d'Armstrong sont prêts à témoigner. Elle accuse Armstrong d'avoir, outre les transfusions sanguines et l'EPO, recouru à des corticoïdes, de la testostérone et des produits masquants. Elle lui reproche aussi d'avoir fourni et administré des produits dopants à d'autres cyclistes. L'agence américaine précise que son enquête concerne aussi l'ancien directeur sportif d'Armstrong, Johan Bruyneel, ainsi que plusieurs médecins. Aujourd'hui manager de l'équipe RadioShack, l'ancien coureur belge a annoncé vendredi soir qu'il renonçait à participer au Tour de France.

Des accusations réfutées par les avocats d'Armstrong qui affirment que l'USADA aurait proposé à ces témoins de ne pas les impliquer dans l'affaire en échange de leur témoignage.

Elle affirme que le coureur texan a fait l'objet d'un contrôle positif lors du Tour de Suisse 2001 mais que les résultats ont été dissimulés. En 2005, le journal "L'Equipe" avait publié les résultats positifs d'un contrôle analysé par le laboratoire de Châtenay-Malabry. Mais l'Union cycliste internationale n'avait pas admis les résultats, soulignant des manquements au protocole antidopage.

(AP)

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