France: Arrestation d'un activiste italien en cavale
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FranceArrestation d'un activiste italien en cavale

Condamné et recherché depuis le G8 de Gênes en 2001, un activiste italien a été arrêté jeudi en France.

Vincenzo Vecchi a été condamné en Italie pour «dévastation et saccage» au G8 de Gênes. (Photo d'archives)

Vincenzo Vecchi a été condamné en Italie pour «dévastation et saccage» au G8 de Gênes. (Photo d'archives)

AFP

Un activiste italien, condamné à 13 ans de prison en Italie et recherché depuis le G8 de Gênes en 2001, a été arrêté jeudi dans l'ouest en France et incarcéré, a révélé samedi à l'AFP le parquet général de Rennes.

Après 18 ans de cavale, cet Italien, répondant au nom de «Vecchi» a été «interpellé jeudi 8 août dans le Morbihan par la brigade nationale de recherche des fugitifs sur le fondement de deux mandats d'arrêt européens délivrés par les procureurs de Milan et de Gênes», a déclaré l'avocat général du parquet général de Rennes Pascal Bougy.

Les mandats d'arrêt avaient été délivrés «à la suite de condamnations pénales prononcées par les tribunaux de ces villes», a précisé M. Bougy. Ces deux condamnations étaient liées à sa participation au G8 de Gênes en juillet 2001 lors duquel un manifestant avait trouvé la mort, a confirmé à l'AFP l'avocat général.

Un collectif de soutien dénommé «Soutien Vincenzo» a confirmé dans la soirée dans un communiqué que l'Italien arrêté est Vincenzo Vecchi, un homme âgé d'une quarantaine d'années, connu localement et qui vivait depuis plusieurs années dans une commune proche de Rochefort-en-Terre où ce collectif d'habitants s'est créé.

«Dévastation et saccage»

Selon le collectif, Vincenzo Vecchi a été condamné en Italie pour «dévastation et saccage» au G8 de Gênes, la justice lui reprochant également sa participation à une manifestation antifasciste, non autorisée, à Milan en mars 2006.

«Il n'était membre d'aucune organisation politique» et «avait choisi de fuir cette condamnation injuste et disproportionnée. Il vit depuis 8 ans sur notre territoire et s'est complètement intégré à la vie locale», a affirmé le collectif. «Nous nous opposons à ce que l'État français livre Vincenzo aux autorités italiennes, qui ne manqueront pas l'opportunité d'en faire un exemple», a-t-il ajouté.

«Etant donné le contexte actuel en Italie, cette affaire nous apparaît éminemment politique et urgente», ajoute le collectif qui entend «se mobiliser contre une procédure d'extradition en cours» et juge «inadmissible que notre gouvernement, se prévalant d'être le défenseur européen de l'humanisme et des Droits Humains, cautionne cette discrimination politique».

(AFP)

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