Procès: Arsenal à domicile: un néonazi devant les juges zurichois
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ProcèsArsenal à domicile: un néonazi devant les juges zurichois

Un Allemand comparaît à Hinwil (ZH) pour discrimination raciale et violation de la loi sur les armes. Il est connu de longue date des autorités.

Le prévenu comparaît devant le tribunal de district de Hinwil (ZH).

Le prévenu comparaît devant le tribunal de district de Hinwil (ZH).

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Un néonazi allemand de 32 ans accusé de discrimination raciale et de violation de la loi fédérale sur les armes comparaît mardi devant le tribunal de district de Hinwil (ZH). La police a découvert un véritable arsenal à son domicile en 2019.

Sous le lit du prévenu, les policiers ont trouvé un fusil d'assaut, un pistolet-mitrailleur et près de 2000 cartouches. Il est accusé de possession illégale d'armes. L'acte d'accusation ne donne aucune information sur ce que l'homme voulait faire avec ces armes.

«Facepalm»

Le prévenu est également jugé pour un commentaire sur Facebook à propos du témoignage d'un survivant du camp d'Auschwitz. Il avait commenté le rapport avec un émoji «facepalm» qui consiste à se couvrir le visage ou les yeux avec la paume de la main.

Il avait aussi ajouté que sept millions de juifs avaient survécu. Pour le procureur, il est clair que l'accusé a voulu suggérer que les choses n'avaient pas été si terribles à Auschwitz. Il se rend ainsi coupable de discrimination raciale.

Croix gammées tatouées

Le prévenu est connu des autorités depuis longtemps, y compris en Allemagne. Compte tenu de ses tatouages, il peut difficilement nier qu'il évolue dans la scène néonazie: il a des croix gammées tatouées sur les épaules et les genoux.

Il s'est aussi fait tatouer le portrait du criminel de guerre Fritz Sauckel, condamné pour crime contre l'humanité. Gauleiter de Thuringe, région d'où le prévenu est originaire, il était responsable de la déportation vers l'Allemagne de travailleurs des pays occupés par les troupes nazies.

Selon la télévision alémanique, l'accusé est aussi l'organisateur de la «Rocktoberfest» qui s'est déroulée en 2016 à Unterwasser, dans le canton de St-Gall. Plusieurs milliers de personnes ont participé à ce festival d'extrême droite. L'affaire avait fait la une des journaux en Suisse et à l'étranger.

(ats)

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