Tennis – Ashleigh Barty et Gaël Monfils prennent rendez-vous
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TennisAshleigh Barty et Gaël Monfils prennent rendez-vous

La No 1 mondiale a calmé la tornade Anisimova, Gaël Monfils dompté la vitesse de Kecmanovic. Ils sont les gagnants d’un dimanche soir humide à Melbourne.

par
Mathieu Aeschmann
Ashleigh Barty aussi à l’aise au micro que raquette en main sur la Rod Laver Arena.

Ashleigh Barty aussi à l’aise au micro que raquette en main sur la Rod Laver Arena.

AFP

Ashleigh Barty sera de retour pour la quatrième fois de suite en quarts de finale de «son» Grand Chelem, mardi matin. Dans une Rod Laver Arena conquise, l’Australienne a montré à Amanda Anisimova – invaincue en 2022, tombeuse de Bencic puis Osaka – pourquoi elle était No 1 mondiale. La recette? «J’ai bien géré mes jeux de service et réussi à ramener les échanges dans ma filière pour mettre la pression sur son engagement.» Simple sur le papier, génial en chair et en os notamment lorsque «Ash» distille sa merveille de revers slicé qui neutralise toutes les prises de risques.

Cette assurance est-elle le signe que l’Australienne est enfin prête à triompher chez elle? Une autre Américaine, Jessica Pegula (tombeuse de Sakkari) se dresse sur sa route puis ce serait la gagnante d’un duel entre l’impeccable Krejicova et la revenante Madison Keys. «Quand elle est au top de sa forme, «Ash» est imbattable», a prévenu un Rod Laver catégorique. Pas vraiment le genre de prédictions qui plaisent à la No 1 mondiale. «C’est beau de voir Rod prendre du plaisir dans sa maison (sic). Lui était imbattable, pas moi, a répondu la championne de Wimbledon. Moi je vais juste sur le court avec l’idée de rendre la vie la plus compliquée possible à mon adversaire, le tout avec le sourire et en prenant du plaisir.» Un programme assurément validé par «Rocket»!

Monfils «aurait pu jouer quatre heures»

Cette année, Gaël Monfils n’a pas encore perdu un match et il n’a pas égaré le moindre set à Melbourne Park. Personne n’a fait aussi bien, pas même l’autre «papy» du haut du tableau Rafael Nadal (35 ans comme lui, titré également avant l’AO mais qui a égaré un set face à Karen Khachanov). Dimanche matin, le Français a donc étiré son bilan immaculé face à Miomir Kecmanovic (7-5, 7-6, 6-3) mais il est difficile de savoir quoi retenir d’une performance durant laquelle «la Monf» a parfois semblé à la limite physiquement avant de terminer dans un déchaînement de coups gagnants explosifs.

«Il faisait très humide ce soir. Et comme j’essayais d’être tout le temps derrière la balle (ndlr. de soigner son placement pour bien traverser ses frappes), j’ai pris un petit coup physique, reconnaissait Gaël Monfils au micro d’Eurosport. Après, vous connaissez mon langage corporel. Il donne des signaux de fatigue mais c’est ma façon de me calmer, de me recentrer. En réalité, sur un match comme ça, je peux tenir quatre heures.» L’aveu est prometteur. Il raconte un athlète hors pair qui semble se sentir moins usé ou fragile que par le passé au moment d’attaquer l’emballage final d’un Majeur.

«Retrouver les quarts de finale ici après 2016, c’est un accomplissement. Mais ce n’est pas fini. Je veux faire mieux. Je vais passer entre les mains du kiné pour bien récupérer. L’objectif, c’est d’attaquer chaque match au plus proche du 100% de mes capacités.» Un discours qui ressemble à celui de Rafael Nadal. Or les deux hommes ne sont plus qu’à une (grosse) victoire d’une demi-finale entre «jeunes seniors». Pour l’Espagnol, ce sera face à un autre bras gauche de feu, celui de Denis Shapovalov. Quant à Gaël Monfils, il devra défendre et passer beaucoup face à «la machine» Berrettini, à nouveau impressionnant de puissance offensive contre Carreno Busta (7-5, 7-6, 6-4).

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