Tessin: Asile: l'OSAR critique le manque de transparence

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TessinAsile: l'OSAR critique le manque de transparence

L'Organisation suisse d'aide aux réfugiés (OSAR) estime que la situation n'est pas idéale à la frontière au sud des Alpes.

Dans beaucoup de cas, les migrants ne savent pas quand ils peuvent déposer une requête officielle, selon l'Organisation suisse d'aide aux réfugiés.

Dans beaucoup de cas, les migrants ne savent pas quand ils peuvent déposer une requête officielle, selon l'Organisation suisse d'aide aux réfugiés.

Keystone

Après une visite de deux jours à Chiasso (TI) et à Côme (I), l'Organisation suisse d'aide aux réfugiés (OSAR) critique la situation à la frontière au sud des Alpes: les réfugiés ne sont pas correctement informés et les procédures d'asile manquent de transparence.

«Chaque personne qui cherche protection en Suisse doit être transférée au Secrétariat d'Etat aux migrations (SEM), même s'il existe des doutes quant aux motifs de la demande d'asile», écrit l'OSAR dans un communiqué jeudi. Dans beaucoup de cas, les migrants ne savent pas quand ils peuvent déposer une requête officielle.

L'OSAR constate que le Corps des gardes-frontières arrête et contrôle systématiquement les personnes qui arrivent à la gare de Chiasso. Compte tenu des circonstances exceptionnelles, il a besoin de plus de soutien. Il faudrait notamment plus de traducteurs et plus de spécialistes formés à la protection des mineurs.

Protéger les enfants

Car, durant sa visite, l'OSAR a constaté que beaucoup d'enfants accompagnés et non-accompagnés arrivés à Côme avaient tenté d'entrer en Suisse. Les autorités italiennes et les gardes-frontières ont le devoir de prendre des mesures spéciales pour ces jeunes migrants, conformément à la Convention des Nations unies relative aux droits de l'enfant.

Bien que les demandes d'asile aient diminué dans toute l'Europe comparé à l'année 2015, les Etats membres de l'espace Schengen, dont la Suisse fait partie, ne donnent toujours aucune réponse satisfaisante au problème du transit des réfugiés.

«Des mécanismes de redistribution sont nécessaires», écrit l'organisation. La Suisse a son rôle à jouer sur cette question. Elle doit entrer en contact avec l'Union européenne et les pays voisins pour trouver des solutions pour ces personnes bloquées à Côme.

Le DFF rappelle les règles

Sur son site internet, le Département fédéral des finances (DFF) a rappelé jeudi les règles en vigueur dans le domaine de l'asile à la frontière sud. Les personnes désireuses de demander protection à la Suisse ont accès à l'asile. En revanche, celles qui veulent seulement transiter sont renvoyées.

Tous n'acceptent pas ce sort. Jeudi après-midi, une vingtaine de migrants en attente de réadmission vers l'Italie et hébergés temporairement dans un centre de la protection civile à Colderio (TI) ont tenté de prendre la fuite au nez à la barbe des agents de sécurité, a indiqué en soirée la police tessinoise. La plupart ont été rattrapés, mais quatre sont toujours recherchés.

(ats)

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