Syrie: Assad décrète une amnistie sous condition pour les déserteurs

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Le président syrien Bachar el-Assad a décrété samedi une amnistie sous condition pour les déserteurs et ceux qui ont refusé de faire leur service militaire dans le pays en guerre.

C'est la deuxième fois en plus d'un an que Bachar al-Assad décrète une telle amnistie.(Archives)

C'est la deuxième fois en plus d'un an que Bachar al-Assad décrète une telle amnistie.(Archives)

Keystone

Elle s'applique à condition que les déserteurs se rendent dans un délai d'un mois s'ils sont à l'intérieur du pays et de deux mois s'ils se trouvent à l'étranger. D'après l'agence, l'amnistie concerne les articles 100 et 101 du code pénal militaire, c'est-à-dire uniquement les soldats ou appelés ayant fui l'armée.

«Ne sont pas concernés par cette amnistie les soldats qui ont participé à des opérations militaires (contre le régime, NDLR) après leur défection ou qui ont du sang sur les mains», a expliqué une source militaire à l'AFP. Cette source fait référence aux dizaines de milliers de militaires qui avaient déserté pour rejoindre la rébellion anti-Assad depuis 2011.

Combattant depuis plus de quatre ans rebelles et djihadistes, l'armée syrienne, mobilisée dans tout le pays, a vu ses forces s'amoindrir. Les autorités syriennes ont lancé début juillet une vaste campagne publicitaire appelant les citoyens à rejoindre l'armée, affaiblie par un nombre croissant de morts et de déserteurs.

Baisse des effectifs

Plus de 80'000 soldats et miliciens pro-régime (dont près de 50'000 militaires) ont été tués depuis le début du conflit, soit un tiers des 230'000 morts comptabilisés au total par l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

Beaucoup de Syriens, y compris parmi les partisans du régime, sont désormais réticents à effectuer leur service militaire. Ils seraient plus de 70'000 à s'être soustraits à leurs obligations militaires, selon l'OSDH. Les morts au combat, les défections et les refus de s'enrôler ont entraîné une baisse de moitié des effectifs de l'armée depuis mars 2011, indiquent des experts.

(ats)

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