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Golden GlobesAttaqué, Trump traite Meryl Streep de «larbin»

L'actrice a profité des Golden Globes pour dire son hostilité au président élu, qui a répondu sur Twitter.

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L'équipe de «La La Land», avec Ryan Goslin, Emma Stone, Damien Chazelle et Justin Hurwitz a triomphé lors de cette 74e soirée des Golden Awards. (9 janvier 2017)

L'équipe de «La La Land», avec Ryan Goslin, Emma Stone, Damien Chazelle et Justin Hurwitz a triomphé lors de cette 74e soirée des Golden Awards. (9 janvier 2017)

Keystone
Isabelle Huppert a été sacrée meilleure actrice et Paul Verhoeven (prix du meilleur film en langue étrangère) ont été sacrés pour «Elle». (9 janvier 2017)

Isabelle Huppert a été sacrée meilleure actrice et Paul Verhoeven (prix du meilleur film en langue étrangère) ont été sacrés pour «Elle». (9 janvier 2017)

Keystone
Janelle Monae (gauche) présente Barry Jenkins, réalisateur de  «Moonlight», prix du meilleur film dramatique. (9 janvier 2017)

Janelle Monae (gauche) présente Barry Jenkins, réalisateur de «Moonlight», prix du meilleur film dramatique. (9 janvier 2017)

Keystone

Donald Trump s'en est pris lundi à Meryl Streep qui l'avait critiqué la veille à la cérémonie des Golden Globes, accusant l'actrice d'être le «larbin» de son ex-rivale démocrate à la présidentielle Hillary Clinton.

«Meryl Streep, une des actrices les plus surcotées d'Hollywood, ne me connaît pas et m'a attaqué hier soir aux Golden Globes», a tweeté lundi à l'aube le président élu des Etats-Unis. «C'est un larbin d'Hillary qui est largement perdante».

Le futur président des Etats-Unis a également rétorqué qu'il ne s'était «jamais moqué d'un journaliste handicapé». «J'ai montré comment il s'était 'incliné' quand il a changé entièrement une histoire d'il y a 16 ans écrite dans le but de me montrer sous un mauvais angle», a-t-il écrit. «Des médias juste encore plus malhonnêtes!»

Jimmy Fallon d'abord

Encore secoués par l'élection de Donald Trump, plusieurs membres éminents d'Hollywood, Meryl Streep en tête, ont profité de la cérémonie des Golden Globes pour dire leur hostilité au président élu. La première référence à l'homme d'affaires a été faite dans le registre de l'humour par Jimmy Fallon, le présentateur de la soirée.

Mentionnant le film de Stephen Frears «Florence Foster Jenkins», qui évoque une très mauvaise chanteuse d'opéra, l'animateur de la chaîne NBC a expliqué que «même elle» avait refusé de se produire lors de la cérémonie d'investiture de Donald Trump, le 20 janvier.

L'équipe de transition du président élu a en effet le plus grand mal à obtenir la présence de têtes d'affiches lors de ce grand raout, alors que Barack Obama avait réuni un aréopage de vedettes lors de ses deux cérémonies d'investiture.

Meryl Streep ensuite

Les références se sont ensuite faites plus corrosives à mesure que la soirée avançait. Après l'acteur britannique Hugh Laurie se disant honoré de faire partie des gagnants «des derniers Golden Globes de l'histoire», Meryl Streep est allée beaucoup plus loin.

«Vous tous dans cette salle appartenez aux segments les plus diabolisés de la société américaine en ce moment», a expliqué l'actrice étasunienne. Elle a ensuite évoqué les origines très diverses des autres actrices nominées, comme elle, pour le meilleur premier rôle dramatique féminin.

«Hollywood croule sous les gens venus d'ailleurs et les étrangers», a-t-elle poursuivi. «Si vous les mettez tous dehors, vous n'aurez plus rien à regarder que du football américain et des arts martiaux mixtes, qui ne sont pas de l'art.»

«L'irrespect amène l'irrespect»

L'actrice de 67 ans aux trois Oscars a enfoncé le clou en revenant sur ce qui avait été pour elle la «performance» de l'année. Il s'agit, selon elle, de l'imitation moqueuse qu'a faite, lors d'une réunion publique en novembre 2015, Donald Trump d'un journaliste du New York Times qui souffre d'une maladie articulaire limitant les mouvements de ses bras.

Pour elle, ce genre de débordements «s'immisce dans la vie de tout le monde, parce que cela autorise d'autres à faire la même chose». «L'irrespect amène l'irrespect. La violence incite à la violence», a-t-elle dit. «Et quand les puissants se servent de leur rang pour brutaliser les autres, nous sommes tous perdants.»

(ats/afp/jsa)

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