04.07.2019 à 14:14

TunisieAttentat à Tunis: une deuxième victime décède

Le double attentat suicide de jeudi dernier, revendiqué par l'EI, a fait une nouvelle victime. Six autres blessés ont pu quitter l'hôpital.

La première victime était un policier décédé le jour même. (Image d'archive 27.06)

La première victime était un policier décédé le jour même. (Image d'archive 27.06)

AFP

Un civil a succombé à ses blessures, portant à deux le nombre de personnes tuées dans le double attentat suicide perpétré à Tunis le 27 juin, a annoncé jeudi le Ministère de l'intérieur. Un policier était décédé le jour même.

La victime avait été grièvement blessée lorsqu'un kamikaze a déclenché sa charge à proximité d'une voiture de police en plein centre de Tunis.

Sur les sept autres personnes blessées, six «ont quitté l'hôpital et un policier reste sous surveillance, a indiqué le porte-parole du Ministère de l'intérieur, Sofiène Zaag. Des opérations de police sont toujours en cours dans le cadre de l'enquête sur l'attentat, a-t-il ajouté sans plus de détails.

Revendiqué par l'EI

Le double attentat ayant visé un important complexe des forces de sécurité à la périphérie de Tunis et une voiture de police sur la principale avenue de la capitale a été revendiqué par le groupe Etat islamique (EI).

Un homme présenté comme le «cerveau» du double attentat, un jeune Tunisien de 23 ans, s'est fait exploser dans la nuit de mardi à mercredi alors qu'il était pourchassé par des forces de sécurité, selon le Ministère de l'intérieur.

Dans un bref texte en arabe publié jeudi, l'agence de propagande de l'EI, Amaq, assure qu'il s'agit d'un «combattant» du groupe djihadiste. Aucune autre perte humaine ou dégât matériel n'a été enregistré.

Selon le porte-parole du ministère, le suspect était suivi par la police, car il «planifiait une opération terroriste ciblant des sécuritaires», et il a activé une ceinture d'explosifs au moment où il a été atteint par des tirs des forces de sécurité.

Mercredi, le premier ministre, Youssef Chahed, a affirmé que «tous les éléments» du groupe auquel appartenaient les deux kamikazes de jeudi dernier avaient été «arrêtés». Ce groupe «planifiait des opérations terroristes contre la Tunisie», a-t-il ajouté.

Essor djihadiste

Après la révolution de 2011, la Tunisie a été confrontée à un essor de la mouvance djihadiste, responsable de la mort de dizaines de soldats et de policiers, mais aussi de nombreux civils et touristes étrangers.

Même si la sécurité s'est sensiblement améliorée ces dernières années, l'état d'urgence, instauré en novembre 2015 et sans cesse renouvelé depuis, devrait l'être à nouveau jeudi.

(ats)

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