08.09.2018 à 07:57

TennisAttention, Novak Djokovic relance l’alerte cosmique!

Le Serbe semble très proche du niveau qui dégoûtait le circuit il y a trois ans. «J’ai trouvé le bon équilibre», confirme-t-il.

von
Mathieu Aeschmann
New York
Novak Djokovic a impressionné son monde en demi-finale.

Novak Djokovic a impressionné son monde en demi-finale.

Keystone

Est-ce par la grâce des dix degrés de moins ou du jeu en rythme de Kei Nishikori? Toujours est-il que Novak Djokovic s’est offert un magnifique voyage dans le temps, vendredi soir en demi-finale de l’US Open. Sa destination? La parenthèse enchantée qui l’a vu remporter six titres du Grand Chelem en 24 mois, de juillet 2014 à juin 2016. La fameuse ère du «Cosmique Djoko».

Retours téléguidés, glissades funambules, revers métronomique, toute la panoplie a été récitée au pauvre Kei Nishikori, pourtant plutôt emballant durant une heure. «C’est incroyable, Novak voit tout tellement vite, on dirait qu’il joue avec des pastèques», se lâchait Brad Gilbert à l’antenne d’ESPN. Une heure et demie plus tard, le Serbe ne pouvait que confirmer cette belle impression en salle de presse.

«C’était du très bon niveau, vraiment. Je savais que Kei allait mettre du tempo et qu’il fallait que je sois en mesure de l’absorber pour avoir une chance. J’ai bien retourné, je l’ai sorti de son rythme en le faisant bouger et en lui donnant toujours une balle différente. J’ai su adopter ce que j’appelle une intensité contrôlée. C’est un point d’équilibre à trouver, ni trop excité ni trop plat. Chacun possède le sien. Aujourd’hui, je me sentais bien, j’étais positif et je m’y suis installé.»

Le coup de la surprise?

Faut-il dès lors considérer que «Nole» s’avance vers la finale avec de solides certitudes? Il semble difficile d’affirmer le contraire. Mais puisque Juan Martin Del Potro attend toujours les plus grandes occasions pour se transcender, l’affiche fait déjà saliver. «Pour leur première finale de Grand Chelem, Djokovic et Del Potro ont l’air en parfaite condition physique, a rapidement tweeté Roger Rasheed, l’ancien coach de Lleyton Hewitt. Ils pourront tous les deux tenir la distance et, avec l’opposition de styles, on devrait assister à un match captivant.»

«L’une des clés de cette finale sera ma qualité de retour, se projetait déjà le Serbe. À quelle fréquence je serai capable de le faire jouer et, surtout, quelle longueur je trouverai en retour.»

Un peu plus tôt, «La Tour de Tandil» avait préféré esquiver les projections tactiques. «Novak vient de remporter Wimbledon, il joue un tennis merveilleux. C’est lui le grand favori. Mais en 2009, Federer l’était aussi. À moi de refaire le coup de la surprise.» Le match est lancé.

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