Étude suisse: Attraper le Covid en appuyant sur un bouton? Très improbable
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Étude suisseAttraper le Covid en appuyant sur un bouton? Très improbable

Les objets fréquemment touchés par de nombreuses personnes ne représentent pas vraiment un danger, selon l’Eawag.

par
Renaud Michiels
Il n’y a presque aucun risque à toucher les boutons pour piétons.

Il n’y a presque aucun risque à toucher les boutons pour piétons.

Eawag

Le coronavirus se trouve-t-il sur les objets fréquemment touchés par de nombreuses personnes. Parfois, oui, répond l’Eawag dans une étude à laquelle il a participé et publiée ce jeudi. Risque-t-on donc d’être infecté par le coronavirus? C’est très improbable, tranche lInstitut fédéral suisse des sciences et technologies de l’Eau.

Pour parvenir à cette conclusion rassurante, les chercheurs ont testé près de 350 échantillons prélevés davril à juin 2020 à la surface des portes de magasins, des couvercles de conteneurs à poubelles, des touches de distributeurs de billets, des pistolets de pompes à essence et des boutons pour piétons, indique le communiqué. Verdict: du matériel génétique du virus a été détecté dans 29 échantillons, soit 8% de l’ensemble.

«Moins de 5 cas sur 10 000»

8% de risque d’être contaminé, donc? Pas du tout. Les concentrations étaient si basses que les scientifiques jugent que la probabilité de contagion par ces surfaces contaminées est très faible, est-il expliqué. Une probabilité estimée à «moins de 5 cas sur 10 000», selon Timothy Julian, du département de Microbiologie de lenvironnement de lEawag. Soit une éventuelle contamination dans moins de 0,05% des contacts.

Citant d’autres études, l’Eawag ajoute que le lavage des mains reste déterminant, en lien avec ces contacts avec des boutons ou autres touches comme en général, d’ailleurs. Plus les mains sont désinfectées moins ces objets du quotidien représentent un risque.

Il est également rappelé que les surfaces de contact peuvent être contaminées pendant une longue période. Et que les tables et la vaisselle des restaurants nont pas été étudiées lors de cette recherche. «La probabilité que quelquun tousse ou éternue sur une table et que, donc, des gouttelettes contenant de fortes concentrations de virus se trouvent à sa surface, est beaucoup plus élevée que pour un bouton ou une poignée de porte», commente Timothy Julian. Pour lui la désinfection des tables de restaurant et le nettoyage méticuleux de la vaisselle et des couverts restent donc essentiels. Quand ils seront ouverts, donc.

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