Afrique: Au Congo, l’opposition ne participera pas à la présidentielle
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AfriqueAu Congo, l’opposition ne participera pas à la présidentielle

Le premier parti d’opposition ne participera pas à la présidentielle du 21 mars au Congo, où le président Sassou-Nguesso brigue un nouveau mandat après 36 ans au pouvoir.

Le président congolais Denis Sassou-Nguesso a remporté toutes les élections depuis 2002, même si elles régulièrement contestées par l’opposition.

Le président congolais Denis Sassou-Nguesso a remporté toutes les élections depuis 2002, même si elles régulièrement contestées par l’opposition.

AFP

L’Union panafricaine pour la démocratie sociale (UPADS), première formation d’opposition au Congo-Brazzaville, a indiqué samedi qu’elle ne prendrait pas part à l’élection présidentielle du 21 mars où le président sortant Denis Sassou-Nguesso, 77 ans dont 36 au pouvoir, est en piste pour un nouveau mandat.

«L’élection présidentielle dont la tenue est imminente ne doit plus nous diviser comme par le passé. Nous avons unanimement décidé de ne pas y prendre part ni directement, ni par candidat interposé», a déclaré Pascal Tsaty-Mabiala, premier secrétaire de l’UPADS au terme d’une session du Conseil du parti.

L’UPADS est le parti de l’ancien président Pascal Lissouba, décédé en France en août dernier. C’est la seule formation d’opposition à disposer actuellement d’un groupe parlementaire à l’Assemblée nationale. Pascal Lissouba et son parti avaient remporté la première élection pluraliste organisée dans le pays en 1992 face à Denis Sassou-Nguesso, l’une des rares alternances démocratiques en Afrique centrale.

Élections régulièrement contestées

Il avait perdu le pouvoir au terme d’une guerre civile en 1997 face aux forces de Denis Sassou-Nguesso soutenues par des troupes angolaises. Depuis 2002, le Congo organise des élections, toutes remportées par Denis Sassou-Nguesso et régulièrement contestées par l’opposition.

L’ancien chef d’état-major, le général Jean-Marie Michel Mokoko, et l’ex-ministre André Okombi-Salissa n’ont pas reconnu sa victoire en 2016. Ils ont été arrêtés, jugés et condamnés à 20 ans de travaux forcés en 2018 pour «atteinte à la sécurité intérieure de l’État et détention illégale d’armes de guerre».

(AFP)

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