Hockey sur glace – Au LHC, Damien Riat voit enfin le bout du tunnel
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Hockey sur glaceAu LHC, Damien Riat voit enfin le bout du tunnel

Victime d’une thrombose au niveau d’une main, l’attaquant du Lausanne HC fera son retour au jeu mardi soir contre Ajoie, huit semaines après sa dernière apparition. «C’était tellement long!»

par
Jérôme Reynard
Damien Riat a retrouvé le sourire.

Damien Riat a retrouvé le sourire.

Pascal Muller/freshfocus

Damien Riat voit enfin le bout du tunnel. Cinquante-neuf jours après sa dernière apparition, l’attaquant lausannois s’apprête à faire son retour au jeu, mardi soir à la Vaudoise aréna face à Ajoie. «C’était long, tellement long, soupire le jeune homme. En fait, c’était la pause forcée la plus longue de ma carrière.»

La plus inattendue aussi, si l’on se réfère à son origine: une thrombose au niveau d’une main qui a nécessité une intervention chirurgicale, mi-octobre. «Quand vous apprenez ça, vous vous posez des questions. A 24 ans, ça fait bizarre, explique le joueur prêté par les Washington Capitals (NHL). Honnêtement, ça a été un choc. Mais il a fallu accepter ce diagnostic et ce coup d’arrêt.» Frustrant. D’autant que le No 9 des Lions semblait trouver ses marques dans sa nouvelle équipe et qu’il venait de comptabiliser 7 points en 5 matches.

«J’étais sous anticoagulant et je ne pouvais pas prendre le moindre risque»

Damien Riat, attaquant du LHC

Dans un premier temps estimée à un mois, son indisponibilité aura finalement duré huit semaines. «J’étais sous anticoagulant et je ne pouvais pas prendre le moindre risque; je devais éviter les chocs et les coupures. C’est pour cela que ça a un peu duré.»

Comment s’est-il maintenu en forme dans ces conditions? «J’ai travaillé le bas du corps en salle de force sous la direction de notre préparateur (ndlr: l’Allemand Quirin Söhnlein), histoire de ne pas accumuler trop de retard. D’ailleurs, j'ai encore de la peine avec le souffle, mais au niveau physique et des jambes, je me sens bien.»

Une semaine bénéfique

L’ailier s’entraîne normalement sur la glace, avec ses coéquipiers, depuis une semaine désormais. Si l’envie de retrouver l’alignement immédiatement était présente, il fallait toutefois éviter de brûler les étapes. «Le risque de revenir trop rapidement existe toujours. En l'occurrence, ma main manquait encore de force. Et puis, il s’agissait aussi d’être prêt mentalement. Cette semaine en plus a été bénéfique. Même si elle n’est pas à 100%, je sens une vraie différence dans ma main sur les shoots et les passes. Et j’ai eu le temps de me conditionner pour ce retour au jeu.»

Dans le kop samedi contre Berne

Encore «trop juste» pour faire son retour au jeu le week-end dernier, Damien Riat a passé la rencontre de samedi soir face à Berne dans le kop lausannois, avec la Section Ouest. «C’était super, explique l’attaquant au No 9. C’est parti d’une discussion que j’avais eue avec quelques membres de ce groupe de supporters à la Nuit des Lions (ndlr: la soirée de gala du club vaudois, qui a eu lieu le 11 novembre). Ils m’avaient demandé si je voulais passer un match avec eux et j’avais accepté sans hésiter. Ils s’investissent pour nous… C’était une manière de leur rendre la pareille et honnêtement, j’ai eu beaucoup de plaisir.»

Le come-back de Damien Riat, mardi soir contre Ajoie aux côtés de Christoph Bertschy et de Jason Fuchs, va faire du bien au principal intéressé, mais pas seulement. Avec cet atout supplémentaire à disposition (Ronalds Kenins devrait bientôt suivre), le LHC va gagner en profondeur offensive et subir une dose de fraîcheur physique et mentale bienvenue, là où les Lions doivent se servir de la visite de la lanterne rouge pour poursuivre leur série positive. Et aller de l’avant.

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