Syrie: Au moins 36 morts dans des raids intensifs
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SyrieAu moins 36 morts dans des raids intensifs

Des bombardements menés par la Russie et la Syrie ont fait une quarantaine de victimes vendredi dans l'est du pays.

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Le chef de l'Etat syrien, Bachar al-Assad, s'exprime pour la première fois sur l'accord de cessez-le-feu, qu'il estime «difficile». (16 février 2016)

Le chef de l'Etat syrien, Bachar al-Assad, s'exprime pour la première fois sur l'accord de cessez-le-feu, qu'il estime «difficile». (16 février 2016)

Keystone
Des tirs de missiles ont «tué près de cinquante civils dont des enfants et fait de nombreux blessés» dans «au moins» cinq établissements médicaux et deux écoles à Alep et Idlib (nord de la Syrie), a annoncé lundi l'ONU. (Lundi 15 février 2016)

Des tirs de missiles ont «tué près de cinquante civils dont des enfants et fait de nombreux blessés» dans «au moins» cinq établissements médicaux et deux écoles à Alep et Idlib (nord de la Syrie), a annoncé lundi l'ONU. (Lundi 15 février 2016)

AFP
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Près d'une quarantaine de personnes ont péri vendredi lors des raids les plus violents menés conjointement par les aviations russe et syrienne contre la province de Deir Ezzor (est de la Syrie), contrôlée par le groupe djihadiste, État Islamique (EI), selon une ONG.

«Au moins 36 personnes, dont 10 enfants, ont été tuées et des dizaines d'autres ont été blessées lors de plus de 70 raids effectués par des appareils russes et syriens contre plusieurs localités de Deir Ezzor. C'est le plus violent bombardement de cette région depuis le début de la révolte en 2011», a affirmé à l'AFP Rami Abdel Rahmane, directeur de l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH).

Les raids ont visé plusieurs quartiers de la ville de Deir Ezzor, des villes de la province éponyme comme Mayadine et Boukamal, des localités plus petites et trois champs pétroliers, a précisé l'OSDH.

La province est tenue par le groupe EI qui contrôle aussi la majorité de la capitale provinciale, à l'exception de l'aéroport militaire et de quelques quartiers aux alentours aux mains du régime.

Carburant ciblé

La coalition internationale anti-EI menée par les Etats-Unis avait fait état cette semaine de la destruction dans ses raids aériens de 116 camions-citernes utilisés par le groupe EI pour le transport du carburant.

Elle a récemment annoncé qu'elle allait davantage frapper au portefeuille du groupe djihadiste, qui contrôle la majorité des champs pétroliers de Syrie, notamment dans la province de Deir Ezzor.

La contrebande de pétrole lui rapporterait 1,5 million de dollars par jour lorsque le prix moyen s'établit à 45 dollars le baril, selon une enquête publiée en octobre par le Financial Times.

Outre la coalition internationale, impliquée en Syrie depuis plus d'un an, la Russie intervient elle aussi depuis fin septembre dans le pays en guerre, où elle mène des frappes aériennes contre les groupes opposés au régime de Bachar el-Assad, dont le groupe EI.

Le ministre russe de la Défense, Sergueï Choïgou, a annoncé vendredi que la marine russe en mer Caspienne avait lancé des «missiles de croisière sur Deir Ezzor tuant plus de 600 militants islamistes», sans précision de date, selon des images de la télévision russe.

La Russie se vante de larguer des bombes estampillées

La Russie largue sur des cibles du groupe l'Etat islamique (EI) en Syrie des bombes portant les inscriptions «pour notre peuple» et «pour Paris».

Une vidéo diffusée par la télévision russe montre un homme peignant en noir ces inscriptions sur des bombes de l'aviation russe quelques minutes avant le décollage des avions de guerre de la base utilisée par les forces russes en Syrie.

«Pour notre peuple! Pour Paris! les pilotes et techniciens de la base aérienne de #Hmeymim ont envoyé un message aux terroristes par voie aérienne», s'est vanté le ministère russe de la défense sur son compte Twitter.

(AFP)

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