Commentaire: Au pays des bons et des mauvais élèves
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CommentaireAu pays des bons et des mauvais élèves

Dorénavant, c’est à qui vaccine le plus vite… Mais l’esprit de compétition a-t-il un sens dans une pandémie?

par
Eric Felley
Plus vite on vaccine, plus vite on retrouvera une vie normale… Pas sûr.

Plus vite on vaccine, plus vite on retrouvera une vie normale… Pas sûr.

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Le début de la vaccination provoque l’établissement de nouveaux classements en Suisse. Le temps presse, il faut aller vite… On veut des chiffres. Cette période met une nouvelle fois en compétition les cantons qui se répartissent entre les bons et les mauvais élèves. L’OFSP calcule le nombre de vaccins reçus, le pourcentage de vaccins utilisés et le nombre de personnes effectivement vaccinées pour 100 habitants. Aux dernières nouvelles, le canton de Nidwald était en tête avec plus de 7 personnes vaccinées sur 100. À l’inverse celui de Berne fermait la marche avec 1,4 vacciné.

En dix mois d’épidémie, les classements ont fait et défait la réputation des cantons, ou simplement de la Suisse romande et de la Suisse alémanique. À tour de rôle, les premiers sont devenus les derniers et les derniers sont devenus les premiers. Dans un classement, on peut choisir de focaliser sur les meilleurs ou les pires. Dans la presse dominicale, c’est la seconde option qui a été choisie pour classer les cantons en fonction de la surmortalité. Saint-Gall figure comme le cancre de la classe avec 89% de décès en plus, tandis que Bâle-Ville en comptait seulement 15%.

Après dix mois de pandémie, on peut se demander si cet esprit de compétition n’est pas absurde, car le virus s’ingénie à contredire les classements établis. Depuis le début de la deuxième vague, les cantons romands, par exemple, ont fait le yoyo. Au début novembre, ils étaient les plus mauvais élèves de toute l’Europe. Ils ont pris des mesures et sont remontés au classement juste avant Noël. Vaud, Genève et le Valais ont pu faire valoir des exceptions durant les Fêtes. Aujourd’hui, ils sont à nouveau en difficulté.

Un adage dit qu’il est relativement facile de devenir le premier, mais qu’il est beaucoup plus difficile de le rester. Dans le cadre de l’épidémie, c’est impossible. Le Portugal, par exemple, a longtemps été un très bon élève et maintenant, c’est le plus mauvais… Heureusement pour les Portugais que les classements sont éphémères. On dirait que le virus se joue de la compétition, il se déplace d’un endroit à l’autre pour faire descendre les bons élèves et remonter les autres. De toute façon, quand on sonnera la fin de l’épidémie, on devra y être tous en même temps.

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85 commentaires
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KelM

28.01.2021, 17:14

Vive la pharma qui gonfle ses bénéfices en faisant le vaccin rare......

le plombier de nulle part

28.01.2021, 16:39

pour guèrir du covid 19 il ya la... dynamite hihihi

Vive les impôts

28.01.2021, 14:34

Le nombre de nouvelles infections, hospitalisations et décès diminue chaque jour», s’est pour sa part réjoui Martin Ackermann, président de la Task Force COVID-19. «On n’aurait pas pu le supposer.» Alors à quoi sert la Task force ??? Et a quoi rime toute ces balivernes ???? M. Ackerman est grassement payé pour ce formidable compte-rendu.....