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Politique«Au secours, Berlusconi revient!»

«Au secours, il revient!», «Il ressurgit d'entre les morts»: les éditorialistes français ironisent sur le retour en politique de l'ex-chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi, 76 ans.

Le retour de Silvio Berlusconi inquiète.

Le retour de Silvio Berlusconi inquiète.

Keystone

«On le croyait fini, à demi mort politiquement, presque enterré... Au secours, il revient!», lance Denis Daumin dans la Nouvelle République du Centre-Ouest. Pour Sylvain Bourmeau (Libération): «l'inénarrable Silvio Berlusconi ressurgit d'entre les morts.» Et l'éditorialiste de qualifier Silvio Berlusconi de «sempiternel acteur.»

«À chaque fois qu'il tombe de son cheval, le Cavaliere se remet en selle...» s'étonne Didier Louis (Le Courrier picard) qui gratifie Silvio Berlusconi, «collectionneur d'un des plus beaux jeux de casseroles.» Le «cavaliere n'est pas désarçonné», commente à son tour Raymond Couraud, dans l'Alsace.

Mais l'humour cède vite la place aux interrogations et aux inquiétudes que suscitent le retour de l'ex-chef de l'Etat italien sur le devant de la scène politique. «Les nouvelles venues d'Italie sont très préoccupantes», affirme Guillaume Goubert dans La Croix pour qui «tout le travail de redressement de l'Italie, financier, économique, moral, se trouve remis en cause.

«Au risque de plonger la péninsule, et avec elle le reste de la zone euro, dans une nouvelle tourmente.» Dans Les Echos, Nicolas Barré prévient: «Le pire qui puisse arriver à l'Italie serait de retomber dans une crise politique qui briserait l'élan des réformes engagées par Mario Monti.

L' Italie en danger

Ce risque, la Botte le doit ironiquement à celui (Berlusconi) que les marchés financiers ont chassé du pouvoir en novembre 2011». L'éditorialiste rappelle que Berlusconi avait «laissé un Etat au bord de l'asphyxie et qui, par sa taille, menaçait de faire plonger la zone euro dans le chaos.»

«Le nouveau coup du Caïman pourrait faire monter la température sur les taux italiens et pénaliser un pays qui avait su donner des gages sérieux pour écarter les dangers d'une dérive à la grecque», déplore Christophe Lucet dans Sud-Ouest. Ivan Drapeau (La Charente Libre), se montre lui catégorique: «Avec Berlusconi, l'Italie reviendrait allonger la liste des grands sinistrés après la Grèce, l'Espagne et le Portugal.»

Enfin, certains pensent que «les Italiens ne se laisseront pas prendre au jeu» (Raymond Couraud) ou ne pourront «pas ignorer que ce n'est pas l'Italie qui intéresse le marchand d'illusions qui les a bernés depuis vingt ans mais seulement lui-même» (Ivan Drapeau).

(AFP)

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