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MOBILISATIONAu Venezuela, le pouvoir durcit le ton

Le président Nicolas Maduro, qui fait face depuis plus de cinq semaines à la contestation étudiante, a promis des «mesures drastiques».

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La police vénézuélienne a multiplié jeudi les perquisitions et interpellé six «criminels», a annoncé le président Nicolas Maduro, en butte depuis plus de cinq semaines à une contestation étudiante.Il a promis des «mesures drastiques».

Entamé le 4 février à San Cristobal, le mouvement de protestation contre la criminalité galopante (65 meurtres par jour en 2013, selon l'ONG locale Observatoire de la violence) a basculé dans la violence à Caracas le 12 février et fait officiellement 28 morts et quasiment 400 blessés.

«Nous avons procédé à des perquisitions dans des lieux où étaient cachés ces criminels et nous avons fait six prisonniers. Nous avons saisi des armes, du C4 (un explosif), des bombes (incendiaires) et nous poursuivons les fouilles», a déclaré le président lors d'une cérémonie publique, sans préciser l'identité des personnes arrêtées.

Appel au dialogue

Parallèlement, Nicolas Maduro a réitéré ses appels au dialogue à l'adresse de l'opposition, qui refuse pour l'heure de participer aux «conférences pour la paix», organisées par les autorités.

Au cours de l'après-midi, une trentaine de personnes, majoritairement des jeunes gens, ont été interpellées, alors qu'un groupe de protestataires bloquaient une avenue dans l'est de la capitale, bastion de l'opposition, et qu'un cocktail Molotov a été jeté en direction des forces de l'ordre.

Des hommes armés non identifiés

Lancée par des étudiants puis relayée par l'opposition, la mobilisation a fait tache d'huile dans tout le pays. Elle dépasse toutefois rarement les quelques milliers de manifestants, dont les revendications s'étendent désormais à la mauvaise situation économique (pénuries et inflation), ainsi qu'aux maltraitances policières.

Chaque jour, le Venezuela connaît son lot de manifestations, de blocages de rues et d'escarmouches entre manifestants radicaux et forces de l'ordre, auxquels se mêlent parfois des hommes armés non identifiés, dont les deux camps se renvoient la responsabilité.

(ats)

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