26.05.2018 à 01:03

Aucune ingérence russe avant les présidentielles

Mexique

Avant les élections présidentielles du 1er juillet, le Mexique a assuré qu'il n'y avait pas, «jusqu'à présent», d'ingérence russe.

Le Mexique fait très attention pour s'assurer que son élection présidentielle, prévue le 1er juillet prochain, ne sera pas perturbée par une ingérence extérieure.

Le Mexique fait très attention pour s'assurer que son élection présidentielle, prévue le 1er juillet prochain, ne sera pas perturbée par une ingérence extérieure.

AFP

Le président de l'Institut électoral national (INE) mexicain, Lorenzo Cordoba, a assuré qu'il n'y avait pas «jusqu'à présent» d'ingérence russe dans le processus électoral avant les élections présidentielles du 1er juillet prochain.

«Nous ne l'avons pas vue jusqu'à présent» a indiqué Cordoba dans une interview à l'AFP. En février, l'ex-secrétaire d'Etat américain Rex Tillerson avait alerté sur les «empreintes numériques» que la Russie a laissées «dans des élections partout autour du monde» et recommandé au Mexique de faire «attention».

Plusieurs médias mexicains ont également signalé une possible intrusion russe, évoquant notamment un trafic inhabituel en provenance de Russie sur le site de l'INE où s'inscrivent les Mexicains expatriés pour voter.

70 votants en Russie

«Aujourd'hui la liste des votants depuis l'étranger a été close et il y a 70 Mexicains qui souhaitent voter depuis la Russie» a précisé M. Cordoba jeudi à l'AFP. «Nous sommes prêts à affronter n'importe quelle interférence, qu'elle provienne de Russie ou d'Amérique du Nord», a-t-il ajouté.

Les mesures de protection du site de l'Institut électoral mexicain «ont été renforcées, mais jusqu'à présent il ne s'est pas produit plus d'attaques que d'ordinaire». L'actuel favori des sondages, Andres Manuel Lopez Obrador du parti Morena (gauche) a été régulièrement accusé par ses détracteurs de bénéficier d'un soutien russe.

Celui qui se présente pour la troisième fois à l'élection présidentielle avait tourné en dérision ces accusations dans une vidéo postée en janvier, dans laquelle il se surnommait «Andrés Manuelovich». Le 1er juillet, les Mexicains éliront leur nouveau président et voteront pour renouveler les sièges de 500 députés et 128 sénateurs, ainsi que de nombreux mandats locaux.

(AFP)

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