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Trouble autistiqueAucune preuve scientifique ne permet de lier autisme et vaccin

La projection d’un film à New York a relancé la polémique sur une théorie fallacieuse. Elle a été invalidée à la suite d’une enquête de douze ans.

par
Michael Balavoine
Rien ne permet d'affirmer un lien entre autisme et vaccination.

Rien ne permet d'affirmer un lien entre autisme et vaccination.

André Panneton/ iStock

L’histoire est digne des plus mauvais polars. Elle est pourtant tristement vraie. En 1998, le docteur anglais Andrew Wakefield publie dans la prestigieuse revue médicale The Lancet un article sur une série de cas d’enfants présentant un autisme ainsi que des troubles digestifs. Au total, ce chirurgien gastro-intestinal recensait douze enfants présentant des problèmes de développement cognitif et les attribuait au vaccin trivalent, contre la rougeole, les oreillons et la rubéole (ROR). Suite aux nombreuses réactions de la communauté médicale de l’époque, The Lancet a ouvert une enquête qui a montré que toutes les données contenues dans l’article, qu’il s’agisse des diagnostics neurologiques ou digestifs, avaient été falsifiées. En particulier, certains enfants avaient montré des symptômes bien avant la prise du vaccin. Bref, rien ne permettait d’affirmer un lien entre autisme et vaccination. L’enquête conduira en 2010 au retrait complet de l’article des archives du magazine scientifique. Parallèlement, un journaliste du Sunday Times Brian Deer a dévoilé que Wakefield avait reçu 435 643 livres sterling pour produire ce dossier, somme payée par un avocat, Richard Barr, avec le but d’attaquer en justice des entreprises pharmaceutiques produisant des vaccins.

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