Football: «Aujourd’hui, chacun croit aussi en l’autre»
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Football«Aujourd’hui, chacun croit aussi en l’autre»

Dix jours après le match du sacre bernois en Valais, YB et Sion se retrouvent pour une place en finale. «Notre essence, c’est notre état d’esprit», affirme Sébastien Bichard, adjoint de Paolo Tramezzani.

par
Nicolas Jacquier
Christian Zermatten, à gauche, et Sébastien Bichard, sur le banc sédunois.

Christian Zermatten, à gauche, et Sébastien Bichard, sur le banc sédunois.

KEYSTONE

Sion peut toujours espérer se qualifier pour une quinzième finale, voire soulever une quatorzième Coupe de Suisse. Mais il lui faudra avant cela se débarrasser d’YB, qu’il affronte ce dimanche après-midi au Wankdorf (16h). Un adversaire bernois qu’il n’a plus battu à Berne depuis le… 20 mai 2009 (3-2 en finale de Coupe). Avant le coup d’envoi, «LeMatin.ch» s’est entretenu avec Sébastien Bichard, assistant de Paolo Tramezzani.

Sion s’apprête-t-il à disputer son dernier match de la saison?

Non, du tout… On va faire en sorte pour que cela soit l’avant-dernier. Il y a une finale à aller chercher. Voici dix jours, YB était venu jouer le titre en Valais (ndlr: victoire 1-0 le 31 juillet). Cette fois, c’est Sion qui vient jouer la Coupe à Berne.

«Pour passer, il ne faudra penser ni à YB ni aux statistiques. Mais se persuader qu’il y a toujours une chance»

Sébastien Bichard, assistant de Paolo Tramezzani

Quand l’on a perdu 16 fois de suite contre ce même YB, qu’est-ce qui peut faire croire que cette fois, on va l’emporter?

Cette saison, on n’en a jamais été très loin. Depuis le maintien en Super League, l’équipe est libérée, on a réussi la première mission. Pour passer, il ne faudra penser ni à YB ni aux statistiques. Mais se persuader qu’il y a toujours une chance si l’on joue notre jeu au maximum…

Jouer à fond… Mais y a-t-il encore de l’essence dans les moteurs valaisans?

Il reste suffisamment de gouttes d’essence pour arriver au but. Notre essence, c’est notre état d’esprit.

En cas de succès, beaucoup de joueurs (Kasami, Lenjani, Maceiras, etc.), en fin de contrat dans quelques jours, pourraient ne plus être là le 30 août, jour de finale…

Cela ne va pas changer la donne. Ces joueurs sont toujours présents aujourd’hui et il faut les féliciter pour leur engagement.

«Avant, chacun croyait d’abord en lui. Aujourd’hui, chacun croit aussi en l’autre»

Sébastien Bichard, assistant de Paolo Tramezzani

Quel a été l’apport de Paolo Tramezzani ces dernières semaines? Plus concrètement, qu’a-t-il amené qui a fait la différence?

Une prise de conscience s’est opérée. Par son charisme, par sa grinta, il a su mettre les joueurs devant leurs responsabilités. On a su tirer du positif du négatif. En jouant tous les trois jours, plus personne n’a gambergé, on était dans notre bulle, on ne pouvait plus se cacher derrière des facteurs extérieurs. Avant, chacun croyait d’abord en lui. Aujourd’hui, chacun croit aussi en l’autre. On a retrouvé une vraie solidarité.

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