États-Unis: Avancées dans la réunification des familles de migrants séparées
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États-UnisAvancées dans la réunification des familles de migrants séparées

L’administration Biden dit faire des progrès dans la réunification des familles de migrants séparées sous l’administration Trump.

Selon le ministre américain de la Sécurité intérieure, Alejandro Mayorkas, une centaine de familles ont été réunies en quelques semaines. (Image d’illustration)

Selon le ministre américain de la Sécurité intérieure, Alejandro Mayorkas, une centaine de familles ont été réunies en quelques semaines. (Image d’illustration)

Getty Images via AFP

Le gouvernement du président américain Joe Biden a revendiqué lundi de premières avancées dans la réunification des familles de migrants séparées sous la présidence de Donald Trump, et promis des résultats concrets. Selon le ministre américain de la Sécurité intérieure, Alejandro Mayorkas, une centaine de familles ont été réunies en quelques semaines et le travail se poursuit.

«Nous espérons réunir les familles soit ici, soit dans leur pays d’origine, et nous espérons être en mesure de leur donner le choix», expliquait-il, quelques heures avant une rencontre virtuelle entre Joe Biden et son homologue mexicain Andres Manuel Lopez Obrador, centrée sur les questions migratoires. Si ces familles veulent se retrouver aux États-Unis, «nous explorerons les voies légales pour qu’elles puissent rester» dans le pays, soulignait-il.

Les familles concernées arrivaient pour la plupart d’Amérique centrale en passant par le Mexique. Le nombre d’enfants séparés de leurs parents dans le cadre de la politique de «tolérance zéro» mise en place par Donald Trump en 2018 est difficile à évaluer, mais pourrait atteindre plusieurs milliers.

611 enfants pas encore identifiés

L’administration Trump a rechigné à fournir des informations sur les parents et les mineurs affectés, si bien que des associations ont dû agir en justice pour obtenir des informations. Selon un document judiciaire datant de janvier, 611 enfants victimes de cette politique n’ont toujours pas été identifiés. Dans 392 cas, leurs parents ont été expulsés vers leur pays d’origine, les autres sont a priori sans-papiers aux États-Unis.

La puissante organisation de défense des droits civiques ACLU a salué l’engagement du gouvernement Biden, tout en estimant que les États-Unis devaient des «réparations» à ces familles victimes de la «torture» de la séparation. «Cela inclut une voie vers la citoyenneté, des soins et des ressources pour les aider», a dit l’ACLU dans un communiqué.

Dénonçant «la cruauté» de la présidence précédente, Alejandro Mayorkas a lancé une mise en garde: «Le précédent gouvernement a démantelé l’ensemble de notre système d’immigration (…), il faudra du temps pour le reconstruire». Les États-Unis et le Mexique sont «plus en sécurité quand nous travaillons ensemble», a de son côté souligné Joe Biden au début de sa rencontre, par écrans interposés, avec son homologue mexicain.

Pratiques qui évoquent celle de la présidence Trump

Des milliers de mineurs se sont présentés à la frontière des États-Unis au cours des dernières semaines. Nombre d’entre eux sont détenus dans des centres dans l’attente d’un éventuel regroupement avec des proches aux États-Unis, mais des voix s’élèvent pour dénoncer des pratiques qui évoquent celle de la présidence Trump.

«Ce n’est pas acceptable, cela ne l’a jamais été et cela ne le sera jamais, quel que soit le président ou le parti», a tweeté l’élue démocrate Alexandria Ocasio-Cortez en réaction à un article sur la réouverture de centres pour ces enfants au Texas.

Interrogée sur ces pratiques, la Maison-Blanche a notamment mis en avant une situation particulière liée à la pandémie. «Nous avons dû, à cause du Covid-19, rouvrir un lieu qui avait été fermé. Les enfants ne peuvent être dans des lits les uns à côté des autres, nous avons besoin d’espace», a expliqué Jen Psaki, porte-parole de Joe Biden. Les États-Unis et le Mexique partagent une frontière longue de 3200 kilomètres.

(AFP)

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