Football: Avant PSG – Barça: six «remontadas» de légende
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FootballAvant PSG – Barça: six «remontadas» de légende

Vainqueur 4-1 au Camp Nou, en 8e de finale aller de Ligue des champions, le club parisien semble à l’abri de toute mauvaise surprise ce mercredi soir (21h). Mais l’histoire montre que rien n’est jamais vraiment sûr…

Kylian Mbappé et Lionel Messi seront à nouveau face à face ce mercredi soir.

Kylian Mbappé et Lionel Messi seront à nouveau face à face ce mercredi soir.

AFP

En Ligue des champions, aucune équipe ne s’est qualifiée à l’extérieur après une défaite par trois buts d’écart à l’aller. Mais d’autres «remontadas» peuvent inspirer le FC Barcelone, qui retrouve le Paris SG ce mercredi en huitième de finale (21h), après une première manche cauchemardesque (défaite 1-4 au Camp Nou).

La plus incroyable

2017: Barcelone – PSG (0-4, 6-1)

«Inqualifiable», titre le quotidien L’Équipe après cette déroute du 8 mars 2017. Le Paris SG vient d’entrer dans l’histoire comme le seul club à ce jour à avoir été éliminé de la Ligue des champions après avoir gagné par quatre buts d’écart à l’aller.

Auteurs d’une démonstration à domicile au Parc des Princes, les hommes d’Unai Emery sont totalement inhibés par l’enjeu et la ferveur barcelonaise au retour. Le Barça ouvre le score dès la 3e minute, et malgré un but inscrit à l’extérieur par Edinson Cavani, les Parisiens finiront par sortir de la compétition la tête basse, après avoir concédé trois buts lors des sept dernières minutes du match (6-1). Dont le dernier, signé Sergi Roberto, qui fait basculer le Camp Nou dans l’extase.

La plus déséquilibrée

2018: AS Roma – Barcelone (1-4, 3-0)

C’était Francesco Totti qui, lors du tirage au sort des quarts de finale, avait désigné Barcelone comme adversaire de sa Roma et l’affiche apparaît très déséquilibrée. Fraîchement retraité, il reconnaît dans la foulée que «cela aurait pu être mieux, on va affronter une des plus grandes équipes d’Europe».

Le match aller lui donne raison, puisque le Barça inscrit quatre buts à domicile, certes avec pas mal de réussite. Mais le retour est exceptionnel: le club romain, emmené par Edin Dzeko, corrige une équipe de Barcelone, trop suffisante peut-être. A la 82e, Kostas Manolas scelle de la tête l’impensable.

La plus renversante

2019: Liverpool – Barcelone (0-3, 4-0)

Sensationnel. Quatorze ans après avoir renversé l’AC Milan en finale (3-3 après avoir été mené 0-3 à la pause, 3-2 t.a.b.), Liverpool réalise un authentique exploit en éliminant le FC Barcelone pour s’offrir une deuxième finale de C1 de rang.

Les Blaugrana pensaient avoir fait le plus dur après s’être offert le match aller (3-0). Mais Divock Origi et Georginio Wijnaldum ont écrit pour les Reds une des plus belles histoires de la Ligue des champions au terme d’une prestation héroïque à Anfield, préalable à leur sacre en finale à Madrid quelques jours plus tard.

La plus cruelle

2019: PSG – Manchester United (2-0, 1-3)

Ole Gunnar Solskjaer avait prévenu: en C1, «les résultats sont parfois étranges». Il fallait bien croire aux forces «étranges» pour espérer un exploit mancunien: avec une dizaine de joueurs blessés et Paul Pogba suspendu, les «Red Devils» n’avaient rien de démoniaque en se rendant à Paris, qui avait dominé le match aller (2-0) sans Neymar, blessé.

Mais voilà, Romelu Lukaku profite de deux erreurs de Thilo Kehrer et Gianluigi Buffon, Kylian Mbappé est méconnaissable, la VAR accorde un penalty en toute fin de match sur une main de Presnel Kimpembe et le PSG perd 3-1. Il quitte la Ligue des champions pour la troisième fois consécutive en 8e de finale. Un cauchemar...

La plus tardive

2019: Ajax – Tottenham (1-0, 2-3)

L’affiche était déjà surprenante, en demi-finale de la compétition. Mais l’issue de la confrontation l’est encore plus. Après un match aller maîtrisé par l’Ajax Amsterdam (1-0), le retour commence sur la même tonalité et les Amstellodamois mènent déjà 2-0 à la pause.

Alors que les supporters de l’Ajax se voient déjà en finale, une victime décide soudain de se muer en bourreau dans les rangs de Tottenham. Lucas Moura, au PSG lors de la «remontada» barcelonaise de 2017, frappe deux fois avant de planter la banderille fatale après six minutes de temps additionnel pour offrir à l’équipe entraînée par Mauricio Pochettino la première finale de son histoire.

La plus princière

2004: Monaco – Real Madrid (2-4, 3-1)

D’un côté Zinédine Zidane, Ronaldo, Raul, Luis Figo ou Roberto Carlos. De l’autre, Dado Prso, Ludovic Giuly ou Jaroslav Plasil. Et à la fin... c’est Monaco qui passe en demi-finale. Le club de la Principauté signe cette saison-là l’un des plus grands exploits du football français en sortant le galactique Real Madrid. D’autant plus incroyable que les Madrilènes ont gagné la manche aller 4-2.

Mais au retour, les hommes de Didier Deschamps réalisent un match de feu, malgré l’ouverture du score de Raul: doublé de Giuly, but de Fernando Morientes. Monaco n’arrêtera son parcours fou qu’en finale, butant sur le Porto de José Mourinho.

(AFP)

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