06.02.2020 à 19:51

FootballAvant Young Boys - Sion, la question charnière

Avec quelle défense centrale les Valaisans se rendront-ils dans la capitale samedi? Le choix n'a rien d'une évidence pour Ricardo Dionisio.

Johan Djourou risque d'être amené à «se sacrifier» samedi à Berne.

Johan Djourou risque d'être amené à «se sacrifier» samedi à Berne.

Keystone

Ricardo Dionisio a rejoint le FC Sion voilà à peine plus d'un mois, mais l'entraîneur portugais est déjà très à la page concernant tout ce qui gravite autour du club. Travailleur comme peu peuvent se revendiquer, le technicien effectue tous les matins, à 7h tapantes, une revue de presse très complète de tout ce qui touche, de près ou de loin, à sa nouvelle équipe. En Français, en Allemand, en y ajoutant tous les articles relatifs à son prochain adversaire. Autant dire que la statistique qui montre que les Valaisans n'ont plus gagné au Stade de Suisse depuis 1996, l'ancien coach du Stade Nyonnais ne l'a pas manquée. «On a la possibilité de marquer l'histoire du club. Il faudra bien s'en souvenir au moment d'entrer sur le terrain samedi.» Nul doute qu'il saura trouver le moyen de faire passer le message dans ses rangs.

Reste qu'avant de se pencher sur les questions psychologiques, Ricardo Dionisio a une question d'hommes à résoudre. Un problème duquel risque directement de découler le résultat de ce duel face à Young Boys: qui pour tenir les deux places de sa charnière centrale? Dimanche dernier contre Zurich, il avait opté pour un duo Xavier Kouassi - Jean Ruiz. Problème, le premier a vu rouge et assistera donc à la rencontre depuis les tribunes, tandis que le second, sorti sur blessure en première mi-temps, n'a que très peu de chance d'être suffisamment remis pour tenir son rôle ce week-end.

Johan Djourou, pas le temps d'attendre

Commence donc le casse-tête. Le favori à une titularisation en terres bernoises se nomme Johan Djourou. Là où le FC Sion s'imaginait faire profiter à sa recrue star d'un retour progressif, après ses quelque 400 jours hors compétition, le club valaisan se retrouve dans la quasi obligation de lui demander d'assumer 90 minutes de jeu, forcément intense contre le double champion en titre, qui plus est sur synthétique. Dans un sens, cela pourrait constituer l'examen de passage par excellence pour l'ex-international suisse, dans sa quête d'un come-back à 100% de ses capacités physiques. Mais le risque qu'il n'en sorte pas indemne est réel.

Son voisin de charnière centrale? Trois possibilités s'offrent à Ricardo Dionisio. La première serait de faire appel à Jan Bamert. Un choix qui s'avérerait des plus cocasses, l'international M21 n'ayant même pas figuré sur la feuille de match contre Zurich, après avoir déçu sept jours plus tôt lors de la défaite initiale à Thoune. Sinon? La carte Mattias Andersson existe, même si le Suédois n'est pas l'élément le plus en forme actuellement (il n'a disputé que 233 minutes avec la première équipe cette saison) et qu'il semble qu'il ne se soit pas encore totalement adapté à la «méthode Dionisio». Le plus probable reste ainsi de voir Ayoub Abdellaoui quitter une fois de plus son couloir pour glisser dans l'axe. À noter, à ce sujet, que les Sédunois suivent la piste déjà bien avancée d'un nouveau latéral, qui pourrait arriver en Valais très prochainement.

Pour briser une série qui dure depuis 24 ans, le FC Sion devra donc bricoler. Une situation loin d'être idéale mais qui, à contrario, représente une excellente opportunité de prouver que cette équipe à bel et bien progressé sur le plan collectif.

Florian Vaney

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