FOOTBALL: «Avec ce public, on ne pouvait pas perdre»

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FOOTBALL«Avec ce public, on ne pouvait pas perdre»

Les héros du Parc Saint-Jacques se sont sentis poussés par leurs supporters. Ils l'ont dit juste avant d'entrer dans le car devant les amener à la Planta.

par
Renaud Tschoumy
Bâle
Léo Lacroix (bras en l'air) et ses coéquipiers se sentaient invincibles.

Léo Lacroix (bras en l'air) et ses coéquipiers se sentaient invincibles.

Keystone

Daniel Follonier: «J'avais vécu les trois dernières finales de Coupe comme spectateur, je savais donc à quoi ressemble le public sédunois un jour de finale. Mais de voir ça en entrant sur la pelouse, c'est encore plus fort, indescriptible. Tout est différent quand tu es sur le terrain. Tu sens les encouragements, les cris, et tu réalises pourquoi tous ceux qui ont vécu ça une fois t'en parlent si souvent.»

Andris Vanins: «Les gars ont été fantastiques. Ils ont réalisé un tellement gros match que je n'ai quasiment pas eu de boulot! Je m'attendais à être davantage mis à l'épreuve, c'est sûr, mais cela me va très bien d'avoir gagné ma deuxième Coupe en Suisse comme ça. Et un grand merci aux supporters, on s'est senti poussés de la première à la dernière minute.»

Reto Ziegler: «On s'est entraînés pendant quatre jours à presser les Bâlois comme des fous durant les dix première minutes. Ils ne s'y attendaient pas, comme au fait qu'on joue avec deux attaquants. Mais quand tu veux battre Bâle, tu dois prendre des risques. Je pense que Bâle n'a pas aussi bien préparé sa finale que nous. Nous avons respecté notre adversaire, nous. Mais nous avons surtout apporté la réponse sur le terrain. On était prêts, les Bâlois ne l'étaient pas.»

Michaël Perrier: «Vivre cette ambiance était extraordinaire depuis le banc, alors vous pouvez vous imaginer quand l'entraîneur m'a appelé pour entrer en jeu! Avec ce public, ça ne pouvait pas se terminer autrement. Sion allait ramener la Coupe, c'est tout. Bâle a dû être surpris de se retrouver face à une équipe aussi forte que cela. Mon papa? (ndlr: Bernard Perrier a remporté la Coupe à trois reprises avec Sion, en 1980, 1982 et 1986) Je l'ai vu au bord du terrain après le match. On s'est embrassés et il m'a dit de bien profiter de toutes les émotions qui me traverseront d'ici à l'arrivée du car à la place de Planta.»

Léo Lacroix (le drapeau brésilien autour de la taille, il est double national): «Mon duel avec Marco Streller? Oui, c'était chaud. Mais je le savais. Streller avait eu des propos vexants pour nous la semaine passée, alors mes coéquipiers et moi, on a préféré lui répondre sur le terrain. Mon coup de coude à son menton? Franchement, je ne me suis aperçu de rien... Le ballon était en l'air, je le suivais du regard, je suis passé devant Streller et si mon coude l'a touché au menton, ma foi c'est comme ça... L'important était de rester solide, de ne rien lâcher, pas une minute. Et c'est ce qu'on a fait. Et puis, quand on entre sur le terrain et qu'on voit ces supporters, on ne peut que leur offrir la Coupe!»

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