Actualisé 28.10.2020 à 10:19

Sports de combatAvec «Cobra Kai», le karaté taquine la fibre nostalgique

Sport phare des années 80, le karaté était depuis passé de mode. Il revient sur le devant de la scène grâce à la série «Cobra Kai», suite de la célèbre saga «Karaté Kid».

von
Florian Müller
Entre Johnny Lawrence et Daniel LaRusso, la rivalité date de 1984. Et elle est encore vive. 

Entre Johnny Lawrence et Daniel LaRusso, la rivalité date de 1984. Et elle est encore vive.

C’est une saga qui a marqué les adolescents des années 80. A la manière de «Retour vers le Futur», ou du «Flic de Berverly Hills», «Karaté Kid» a connu un énorme succès au box office au tournant des trente glorieuses.

Et voilà que les gamins du monde entier se ruaient dans les dojos, l’envie plein le kimono de reproduire le «Crane Kick».

Le fameux «Crane Kick» – ou le coup de pied de la grue en bon français – de Daniel LaRusso (à droite), enseigné par le regretté Maître Miyagi.

Le fameux «Crane Kick» – ou le coup de pied de la grue en bon français – de Daniel LaRusso (à droite), enseigné par le regretté Maître Miyagi.

Comme le veut l’usage, le concept cinématographique initial a alors été essoré jusqu’à la moelle. Car après «Karaté Kid» (1984), on a eu le droit à «Karaté Kid 2» (1986) et «Karaté Kid 3» (1989). Jusque-là, ça allait encore.

Et puis le réalisateur John G. Avildsen a abandonné une franchise qui allait clairement s’étioler par la suite, avec «Miss Karaté Kid» (1994) et surtout le très peu inspiré remake «Karaté Kid» (2010) avec le fils de Will Smith et Jackie Chan dans les rôles principaux.

«Cobra Kai» ne meurt jamais

On pensait en avoir fini. En fait, on n’en redemandait même pas. Mais c’était sans compter sur l’inspiration géniale du duo Hurwitz/Schlossberg. Une suite, 34 ans après – d’abord diffusée sur Youtube Premium et passée relativement inaperçue jusqu’à ce que Netflix mette la main sur les droits.

La série est un immense carton. Deux saisons sont déjà disponibles sur la plate-forme de streaming, à coups de dix épisodes de trente minutes. La troisième sortira le 8 janvier et une quatrième est d’ores et déjà dans les tuyaux.

Le tour de force de ce «revival» est d’abord d’avoir su convaincre les acteurs originaux de reprendre leurs rôles respectifs. Mais surtout d’inverser la grille de lecture, faisant du méchant du premier opus de 1984 un anti-héros perdu, alcoolique mais implacablement attachant.

De grosses ficelles, mais efficaces

Johnny Lawrence (le blond, interprété par William Zabka) est en effet un homme à la dérive. Il vit seul, loin d’une femme qui ne veut plus de lui et d’un fils qu’il a négligé. Jusqu’au jour où un jeune voisin s’installe dans son lotissement et l’exhorte à l’entraîner. C’est alors qu’il décide de refonder le dojo Cobra Kai, où lui même avait fait ses armes.

De son côté, Daniel LaRusso (le brun, Ralph Macchio), autrefois ado chétif et héros de «Karaté Kid», est désormais un homme établi et respecté, parfait père de famille, à la tête de sa concession de voitures de luxe. Ulcéré à la vue de la renaissance de Cobra Kai, il relance lui aussi le dojo de son «sensei», le regretté Maître Miyagi.

Il n’en fallait pas moins pour déterrer les ressentiments du passé. Sur fond de gestion d’adolescent en pleine quête existentielle, les parallèles entre les deux époques s’enchaînent. Or, ici, tout est question de nuances. Difficile de prendre parti entre les deux hommes, que finalement peu de choses opposent si ce n’est le poids de la rivalité historique.

Nostalgique des «eighties», vous êtes servis

Très vite, on se prend au jeu. À l’instar de ces scènes de baston pas toujours très crédibles mais bien efficaces. Et on renifle à pleines narines le charme des années 80.

Car l’action a beau se dérouler de nos jours, les clins d’oeil aux «eighties» sont légion. À commencer par une bande son au rasoir: de Whitesnake aux Guns’n’Roses, en passant par AC/DC et Queen. Une régalade.

L’occasion de ressortir Walkman et ceinture jaune des cartons. «Cobra Kai Never Dies».

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3 commentaires
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Senseisurvival

28.10.2020 à 10:54

Merci pour l'article. J'ai vu les deux saisons de Cobra Kai et je confirme la nostalgie des eighties et envie de ressortir le Walkman et de prendre des cours de Karaté dans un dojo. La bande son un vrai régale avec tous ces groupes de Hard Rock. Un bien fou cette série en cette période compliquée. Les eighties une belle époque !!! Du coup dans le même concept les "Goonies 35 ans après ça serait tellement génial.

Cacachi

28.10.2020 à 10:45

Mec, tape pas comme ça sur le remake de 2010. On est nombreux, on va te retrouver. Sinon, Cobra Kai, ouais, c'est excellent ;)