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La Chaux-de-FondsAvec la perle de son huître, il fera une bague pour sa belle

Le client d’un restaurant qui a failli avaler une perle a rencontré une bijoutière, avec de la suite dans les idées…

par
Vincent Donzé
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Dans les mains de la bijoutière, la perle se fait féminine.

Dans les mains de la bijoutière, la perle se fait féminine.

Lematin.ch/Vincent Donzé
Bekim Fifaj veut un bijou pour les grandes occasions.

Bekim Fifaj veut un bijou pour les grandes occasions.

Lematin.ch/Vincent Donzé
La perle de Bekim Fifaj porte une marque de morsure, lui qui croyait être tombé sur un pépin de citron.

La perle de Bekim Fifaj porte une marque de morsure, lui qui croyait être tombé sur un pépin de citron.

Lematin.ch/Vincent Donzé

Avant Noël, en fêtant ses 20 ans de mariage, Bekim Fifaj (38 ans) a fait une belle découverte dans son assiette d’huîtres, à la Brasserie de l’Hôtel-de-Ville de La Chaux-de-Fonds: «J’ai cru mordre dans un pépin de citron: c’était une perle!» déclarait-il. Trois semaines plus tard, cet horloger se rend à l’évidence: même si une perle est rare dans une huître comestible, elle ne vaut ni 3000 ni 2000 francs, mais plutôt entre 150 et 200 francs. Qu’importe: l’horloger spécialisé dans le polissage n’a jamais eu l’intention de vendre sa découverte.

«Un copain diamantaire m’a découragé d’engager des frais pour la faire expertiser à Lausanne ou à Genève», rapporte Bekim Fifaj. Son raisonnement est judicieux: «C’est son histoire qui fait sa valeur». Une histoire qui passait mercredi par l’atelier de la bijoutière Olivia Jeanrenaud, alias «Mademoiselle O». Une rencontre favorisée par Maëlle, une sertisseuse qui les connaît tous les deux.

Surprise, le 21 décembre dernier à l’Auberge de l’Hôtel-de-Ville de La Chaux-de-Fonds, avec une perle sortie d’une huître.

Surprise, le 21 décembre dernier à l’Auberge de l’Hôtel-de-Ville de La Chaux-de-Fonds, avec une perle sortie d’une huître.

DR

«Une perle, c’est spécial mais fragile, dure à l’extérieur, tendre à l’intérieur», glisse la bijoutière. La percer au risque de la casser? Non merci: l’idée de Bekim, c’est de la déposer entre des griffes. La bijoutière applaudit et promet un côté princesse. À une condition: «Votre épouse ne fera pas la vaisselle en portant sa bague, n’est-ce pas?».

L’usure guette une perle portée au quotidien: «Gare à la crème solaire et au parfum: la nacre, c’est vivant», prévient «Mademoiselle O». Cet accessoire n’est-il pas démodé? La bijoutière fait de gros yeux: «Une perle n’est jamais démodée! Depuis que Coco Chanel en portait en sautoirs, on en voit toujours dans les défilés». Pour Florina Fifaj, ce sera une perle unique, sur une bague.

De quoi remplir la boîte vide présentée à Bekim le 9 septembre dernier par son épouse Florina, qui a interrompu un entraînement du club de football du Communal, au Locle, avec 20 roses pour leurs 20 ans de mariage.

De quoi remplir la boîte vide présentée à Bekim le 9 septembre dernier par son épouse Florina, qui a interrompu un entraînement du club de football du Communal, au Locle, avec 20 roses pour leurs 20 ans de mariage.

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