Franches-Montagnes - Avec leur attelage de 18 mètres, ils ne sont pas passés inaperçus
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Franches-MontagnesAvec leur attelage de 18 mètres, ils ne sont pas passés inaperçus

Atteleur du Haras national suisse, Daniel Jacot et ses amis ont mené un convoi équestre de 10 chevaux dimanche dernier à Saignelégier (JU).

par
Vincent Donzé
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L’atteleur Daniel Jacot a réalisé une prouesse dimanche dernier.

L’atteleur Daniel Jacot a réalisé une prouesse dimanche dernier.

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Neuf des dix chevaux provenaient d’une même écurie.

Neuf des dix chevaux provenaient d’une même écurie.

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La ballade s’est effectuée autour de Saignelégier (JU).

La ballade s’est effectuée autour de Saignelégier (JU).

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Un attelage de dix chevaux, ça ne sert à aucun travail aux champs, mais pour la beauté du geste, l’étalonnier jurassien Daniel Jacot (52 ans) a réalisé cette prouesse dimanche dernier à Saignelégier. Pendant le trajet, l’atteleur a dû parler fort pour se faire entendre des deux chevaux de tête: «Ils étaient loin…», remarque l’atteleur du Haras national suisse d’Avenches (VD).

«C’était un beau défi qui fait notre fierté», confie Daniel Jacot. Dans le guidage du convoi, tout réside dans les deux chevaux qu’on dit «à la parole». «S’ils vont en avant, les autres suivent», indique l’étalonnier, selon qui «la principale difficulté consistait à négocier les virages: «Là. il faut savoir les guider», glisse Daniel Jacot.

«Le bon caractère du cheval franches-montagnes a facilité l’exercice», rapporte Daniel Jacot. Dimanche matin, le meneur tenait cinq guides dans chaque main, une par doigt. Les chevaux de 3 à 17 ans ont beaucoup travaillé pour parvenir à l’intégrer à la circulation: «Ils sont régulièrement montés et attelés», rapporte l’atteleur engagé à la station fédérale des étalons.

«Pour le plaisir»

«Le Quotidien Jurassien» a vu dans cet attelage «une véritable gageure nécessitant de longs préparatifs et des compétences, notamment une faculté d’anticipation», en signalant la présence d’une dizaine de grooms et ouvreurs à vélo sur un parcours de dix kilomètres, après un départ délicat à la descente et dans un virage, au Bémont.

Neuf chevaux provenaient de l’écurie de Christa Graf et Christian Frésard du Bémont, le dixième étant fourni par Denis Berberat de Lajoux. Le 14 juin 2020, le Valaisan Jérôme Voutaz avait mené 20 franches-montagnes sur 23 kilomètres, mais il ne s’agit pas pour Christian Frésard de s’attaquer à un record: «On le fait pour nous, pour le plaisir, en équipe, pas pour faire la vedette», a-t-il précisé au «QJ».

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