Football - Avec un milieu au but, sans banc, ils s'imposent!
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FootballAvec un milieu au but, sans banc, ils s'imposent!

River Plate a créé l'exploit, dans la nuit de mercredi à jeudi, en battant les Colombiens de Santa Fe en Copa Libertadores (2-1), sans remplaçant et avec un milieu de terrain au but...

par
Sport-Center
Le… milieu de terrain international argentin.

Le… milieu de terrain international argentin.

Pool via REUTERS

Le covid et les blessures ont pesé lourd, très lourd sur l'équipe de la mythique formation Buenos Aires au maillot avec la ligne transversale rouge. La troupe de Marcello Gallardo comptait 25 joueurs testés positifs dans son effectif et deux autres éléments étaient sur le flanc à cause de blessures. Il ne restait à l'ancien joueur de Monaco que onze joueurs valides, dont... aucun gardien.

Mais voilà, en Amérique du Sud, on ne renvoie pas les matches pour des raisons aussi «futiles» et River Plate a été contraint de s'aligner sans le moindre remplaçant sur le banc. Pire, c'est le milieu défensif de métier Enzo Pérez, 26 sélections dans l’entrejeu de l'équipe d'Argentine, qui a pris place entre les poteaux, alors qu'il était également diminué physiquement. Et on ne parle pas là du fait que le demi de 35 ans ne mesure que 1,77 m…

Déjà, là, sur le papier, ça tenait du miracle. Mais les chiffres ont aussi largement parlé en faveur de l'Independiente Santa Fe. Le club colombien a eu le cuir 70% du temps, a tiré 22 fois au but et a cadré à cinq reprises. Il a obtenu dix corners et a réussi presque trois fois plus de passes que son adversaire. Mais rien n'y a fait, face à la grinta d'une équipe blessée, au sens propre comme au sens figuré.

River Plate a marqué très rapidement et par deux fois, par Fabrizio Angileri (3e) et Julian Alvarez (6e), avant de se recroqueviller et de cacher la clé de son but. Seul Kevin Osorio a joué les serruriers à la 73e minute pour enfin fracturer la défense argentine. Insuffisant pour aller glaner un point dans cette rencontre comptant pour le groupe D de la Copa Libertadores.

«C'était une nuit magique, a soufflé Marcelo Gallardo, un coach courtisé en Europe depuis de longues années. Il n'y a jamais eu de situation similaire à celle qu’on a vécue aujourd'hui. C'est pourquoi ça restera gravé à jamais et inscrit par le feu dans l'histoire de notre club . Il n'est pas normal d'avoir joué dans ces conditions. Il me reste à souligner le cœur des footballeurs qui étaient sur le terrain.»

Celui qui était encore récemment sur les tablettes de Lyon a enchaîné, des étoiles dans les yeux: «Comme ils se sont comportés, comme ils se sont entraidés... Comment ils ont joué pour eux et pour beaucoup de gens qui croyaient en une possibilité lointaine… Ils ont fini par être convaincus qu'un groupe de joueurs et une grande équipe pouvaient réaliser quelque chose qui semblait impossible. C'est aussi pour les enfants qui traversent une période difficile qu'ils ont fait ça. Et c'est aussi une joie pour tous les gens dans une période très difficile. Nous avons pu retrouver le sourire lors de cette soirée magique de la Copa.»

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