Union Européenne: Avion de combat franco-allemand en gestation

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Union EuropéenneAvion de combat franco-allemand en gestation

La France et l'Allemagne vont développer en commun un nouvel avion de combat pour remplacer à terme leurs flottes actuelles.

«Les deux partenaires souhaitent mettre au point une feuille de route conjointe d'ici à mi-2018», a encore précisé l'Elysée.

«Les deux partenaires souhaitent mettre au point une feuille de route conjointe d'ici à mi-2018», a encore précisé l'Elysée.

AFP

«Notre souhait, c'est de pouvoir avoir une nouvelle génération d'avions de combat communs», a déclaré Emmanuel Macron lors d'une conférence de presse conjointe avec la chancelière Angela Merkel.

«Ce sont des projets lourds pour nos deux armées et nos deux gouvernements et qui ensuite doivent être exportés. Aujourd'hui, on se retrouve avec des projets avec trop de standards et de qualification au niveau européen et une concurrence intra-européenne pour les porter à l'international», a ajouté le président français.

«Les deux partenaires souhaitent mettre au point une feuille de route conjointe d'ici à mi-2018», a encore précisé l'Elysée. «Nous n'avons pas peur des révolutions quand elles sont menées de manière pacifique, construite et dans la durée», a encore précisé M. Macron.

Recherche et développement

«Le but de cet avion, c'est d'abord de lancer de la recherche et un développement communs, de pouvoir le préparer ensemble, ensuite l'utiliser de manière conjointe dans nos deux armées en fonction de nos propres doctrines d'emploi», a encore annoncé M. Macron.

Mme Merkel «a salué ce projet», soulignant aussi les autres dossiers en cours, notamment les Eurodrones (renseignement, surveillance) où la France et l'Allemagne s'impliquent fortement, la coopération dans le secteur satellitaire, la coopération numérique et la cybersécurité.

Les ministres de la défense français et allemand se réuniront en octobre et en décembre «afin d'évaluer les progrès des actions communes évoquées».

Réduire la pauvreté au Sahel

Autre dossier dans lequel la coopération va clairement se concrétiser entre Paris et Berlin: la participation actée par la chancelière de l'Allemagne à «l'Alliance pour le Sahel», une initiative prise par la France visant au développement de cette région d'Afrique, parallèlement à la lutte anti-djihadiste.

Cette alliance «vise à améliorer l'appui des partenaires au développement à la région afin de contribuer efficacement et plus largement à la stabilisation et à l'élimination de la pauvreté», a résumé un communiqué conjoint franco-allemand.

«Du point de vue allemand, cet engagement en Afrique est quelque chose de nouveau», a dit Mme Merkel. «Nous sommes conscients que si le développement économique de l'Afrique n'avance pas, nous allons connaître de nombreux problèmes parce que de nombreux Africains vont vouloir émigrer», a-t-elle indiqué.

Désaccord réaffirmé avec Trump

Sur d'autres sujets, M. Macron et Mme Merkel ont affiché leur volonté d'aller de l'avant pour renforcer l'Europe, alors que ce conseil des ministres commun coïncidait avec la visite du président américain Donald Trump à Paris pour les festivités du 14-Juillet.

Ont été évoqués à Paris les migrations, le libre-échange, l'Europe sociale, la fiscalité, les échanges culturels, la lutte contre le terrorisme et le réchauffement climatique... «J'ai un désaccord fort avec le président Trump, je m'en suis expliqué avec lui, nous le partageons avec la chancelière et c'est sur le sujet du climat», a confirmé le président français, quelques heures avant de recevoir son homologue américain à Paris.

Ministre européen des finances

Enfin, en matière de finances européennes, la chancelière a indiqué à Paris qu'elle n'avait «rien contre un budget de la zone euro», allant même jusqu'à indiquer que l'on peut évoquer dorénavant la création à terme d'un poste de «ministre européen des finances».

Se disant favorable à «un calendrier très ambitieux pour la zone euro», elle a souligné que «pour de telles évolutions de fond», l'Allemagne avait «besoin» de consulter son Parlement. «Nous n'allons pas traîner mais cela ne peut pas se décréter sans aucune assise», a-t-elle insisté.

(ats)

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