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Crash en RussieAvion présidentiel polonais: aiguilleurs russes innocentés

Une enquête révèle que les contrôleurs aériens ne sont pas en cause dans le crash de l'avion qui avait coûté la vie à Lech Kaczynski et 95 personnes en Russie en 2010.

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cht
Le crash le 10 avril 2010 avait causé la mort du président polonais, son épouse et 94 autres personnes dont de hauts responsables politiques et militaires polonais.

Le crash le 10 avril 2010 avait causé la mort du président polonais, son épouse et 94 autres personnes dont de hauts responsables politiques et militaires polonais.

Keystone

Les contrôleurs aériens russes ne sont pas responsables de l'accident de l'avion du président polonais Lech Kaczynski en 2010 en Russie, ont indiqué jeudi les enquêteurs russes, dont le rapport sera achevé sous peu.

Cette annonce intervient deux semaines après l'inculpation par Varsovie de deux aiguilleurs du ciel russe pour le crash aérien qui avait causé la mort du président polonais, son épouse et 94 autres personnes dont de hauts responsables politiques et militaires polonais.

«Le Comité d'enquête n'a aucune raison de parler de responsabilité, même minimale, des contrôleurs aériens pour l'accident», a déclaré le comité dans un communiqué. «Ils ont entièrement respecté les instructions et les règles de l'aviation civile», ajoute-t-il.

Plusieurs facteurs

Selon le Comité d'enquête russe, plusieurs facteurs ont causé le crash de l'avion, notamment la décision inadéquate des pilotes d'atterrir malgré un épais brouillard.

Une retranscription des échanges dans le cockpit, que des médias polonais ont révélés cette semaine, semble accréditer cette version des faits: on y entend le commandant des Forces aériennes polonaises ordonner aux pilotes d'atterrir.

Il y a deux semaines, le parquet militaire polonais avait confirmé qu'à son avis les pilotes étaient les premiers responsables de l'accident, tout en annonçant l'inculpation de deux contrôleurs aériens russes pour y avoir aussi contribué.

Pilotes polonais en cause

Les procureurs avaient par ailleurs présenté aux médias un rapport d'experts confirmant les erreurs commises par les pilotes polonais qui avaient violé plusieurs procédures en tentant d'atterrir dans des conditions atmosphériques inappropriées. Les experts avaient exclu une nouvelle fois une raison du crash «autre que le choc avec le sol».

Près de cinq ans après cette catastrophe, survenue le 10 avril 2010, des théories de complot circulent toujours en Pologne, notamment dans les rangs du parti conservateur PiS de Jaroslaw Kaczynski, frère jumeau du président tué.

La délégation polonaise devait assister à Katyn, près de Smolensk (à 400km au sud-ouest de Moscou), aux cérémonies marquant le 70e anniversaire du massacre de plusieurs milliers d'officiers polonais prisonniers de l'Armée rouge par la police secrète soviétique pendant la Seconde Guerre mondiale.

L'épave du Tupolev se trouve toujours à Smolensk et Moscou refuse de la restituer à la Pologne, malgré l'insistance de Varsovie, affirmant que l'enquête se poursuit encore en Russie.

(AFP)

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