21.02.2013 à 15:07

BruxellesAvion suisse braqué sur le tarmac: la piste mafieuse

Le gang qui a dévalisé un avion suisse à Bruxelles serait de la mafia italienne. Le soupçon plane même parmi les diamantaires.

von
Anne-Florence Pasquier
Chaque jour, ce sont 200 millions de dollars de diamants qui transitent par le centre mondial du diamant d’Anvers (AWDC), à la Pelikanstraat (ci-dessus), maintes fois la cible de la mafia italienne.

Chaque jour, ce sont 200 millions de dollars de diamants qui transitent par le centre mondial du diamant d’Anvers (AWDC), à la Pelikanstraat (ci-dessus), maintes fois la cible de la mafia italienne.

AP Photo/Yves Logghe

C’est l’une des pistes qui fait trembler les diamantaires d’Anvers, celle de la mafia italienne. L’énorme butin de 120 colis de diamants, d’une valeur de 50 millions, dérobés en moins de 5 minutes d’un avion suisse sur le tarmac de l’aéroport de Bruxelles lundi soir, est un travail «de professionnels bien préparés», précisait hier Ine Van Wymeersch, substitut du procureur du roi. Ce casse «est l’un des plus grands» à l’encontre des diamantaires belges, relève Caroline De Wolf, porte-parole de l’Antwerp World Diamond Center (AWDC). Surtout, l’organisation minutieuse du «coup» en rappelle d’autres signés de mafieux italiens. En 2003, Leonardo Notabartolo, cerveau de la mafia de Turin, s’était fait passer pour un diamantaire. A l’aide d’informaticiens, il avait réussi à infiltrer le système de sécurité de l’AWDC, à Anvers, et cambriolé 142 coffres pour plus de 188 millions. Du grand banditisme qui inquiète le milieu. D’autant que la communauté diamantaire indienne, qui gère jusqu’à 70% des affaires traitées de la ville, a été maintes fois la cible d’agresseurs d’origine italienne, rapportait Le Monde.

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