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ColèreAvion sur le Mont-blanc: «Ils nous prennent pour des jambons!»

Après l'atterrissage polémique d'un aéronef suisse non loin du sommet du Mont-blanc, l'indignation ne se tarit pas côté français.

par
J.Z.
L'atterrissage d'un avion de l’Aéroclub de Genève sur le Mont-Blanc continue à faire des vagues.

L'atterrissage d'un avion de l’Aéroclub de Genève sur le Mont-Blanc continue à faire des vagues.

Facebook/Laurent Leemans

Alors que des enquêtes ont été ouvertes pour définir ce que cet avion suisse faisait à 400 m du sommet du Mont-Blanc le 18 juin dernier, la colère gronde toujours en France voisine.

Qualifié de «provocation», cet atterrissage a notamment fait l'objet d'une plainte déposée par Eric Fournier, maire de Chamonix, qui jugeait le «comportement inédit» des deux occupants suisses de l'appareil comme «proprement inadmissible».

«Pas de plan de vol»

Jean-Marc Peillex, son homologue à la mairie de Saint-Gervais, a lui aussi réagi à la polémique entourant cet avion, qui n'avait selon lui «pas de plan de vol»: «Donc il y a des avions qui quittent Genève sans qu’on le sache, sans qu’on sache qu’ils passent la frontière, sans qu’on sache qu’ils entrent», a-t-il déploré auprès du «Dauphiné libéré».

Et de fustiger au passage l’Aéroclub de Genève, qui assurait pour sa part que son aéronef s'était légalement posé dans la zone autorisée du Dôme du Goûter, et ce à des fins de «formation et d’entraînement». «Ils nous prennent pour des jambons de Bayonne. S’ils continuent à soutenir que l’avion a bien atterri du côté du Goûter, ça signifie qu’il était à Saint-Gervais alors je vais porter plainte moi aussi!», a pesté le maire.

«Préjudice immense»

Par la voix de son président Éric Fix, l’Association française des pilotes de montagne (AFPM) a elle aussi fait part de «sa stupéfaction et de son indignation» suite à cet atterrissage. «Ce pilote suisse, par son attitude à la fois hors la loi et irrespectueuse des randonneurs effectuant l’ascension du Mont-Blanc, porte un préjudice immense à la communauté des pilotes de montagne.», a-t-il martelé auprès du «Dauphiné».

Mais pour éviter qu'une telle situation se reproduise, le président ne milite pas pour autant pour un durcissement de la loi. Une solution qu'il juge «injuste et inefficace»: «Injuste car l’immense majorité des pilotes de montagne respecte scrupuleusement les règles en vigueur qui permettent à tous les pratiquants de la montagne de cohabiter en bonne intelligence. Inefficace car un individu qui ne respecte pas la loi actuelle n’en respectera pas davantage une nouvelle, fût-elle plus restrictive», a-t-il expliqué.

Suite à la plainte de la mairie de Chamonix contre les auteurs de l'atterrissage, l’Association française des pilotes de montagne envisage de se porter partie civile dans cette affaire.

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