Voile - «Ylliam Comptoir Immobilier» s’offre le Bol d’Or après un final de folie
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Voile«Ylliam Comptoir Immobilier» s’offre le Bol d’Or après un final de folie

Quatre bateaux ont franchi la ligne d’arrivée à Genève en moins de trente secondes.

par
Grégoire Surdez
«Ylliam Comptoir Immobilier» de Bertrand Demole a franchi la ligne en vainqueur après un final à couper le souffle.

«Ylliam Comptoir Immobilier» de Bertrand Demole a franchi la ligne en vainqueur après un final à couper le souffle.

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Les TF35 ont eu très chaud avant de s’envoler vers la victoire. Il faudra attendre pour savoir ce que valent véritablement les TF35 sur les courses longue distance. Ces foilers de la dernière génération n’ont jamais pu véritablement déployer leurs ailes pour s’épargner des sueurs froides. La faute à un Léman digne de sa légende.

Quand ça veut pas, ça veut pas, et cette 82e édition rentrera dans la catégorie des Bol d’Or à rallonge. Peu avant 23h, samedi soir, c’est pourtant l’un d’entre eux qui a coupé la ligne en vainqueur dans un final au couteau. Historique même, puisque quatre bateaux sont arrivés en moins de trente secondes! C’est «Ylliam Comptoir Immobilier» de Bertrand Demole qui a coiffé la meute portée par un vent revenu dans le Petit-Lac. Deuxième, le «Zen Too» de Guy de Picciotto, suivi directement d’«Art Explora» de la légende française Loïck Peyron, et enfin d’«Alinghi».

Trente secondes, après un peu plus de 12h et 50 minutes de navigation. Ce sont les joies de la monotypie, puisque les TF35 sont tous rigoureusement identiques. Ces nouvelles armes fatales ont pourtant eu bien chaud pour leur première apparition sur le Bol d’Or Mirabaud. La concurrence des anciens bateaux a bien failli jouer un vilain tour à ces équipes professionnelles.

A commencer par les très habiles M2, des catamarans très légers et particulièrement habiles dans les airs évanescents. C’est d’ailleurs l’un de ces Ventilo qui a passé la barge du Bouveret en tête après 7h30 de course. Mais lors du retour vers Genève, un petit coup de pouce d’Eole dans le Grand-Lac a alors permis de voir enfin voler les TF35. En moins d’une heure en haute altitude, parfois en flirtant avec les 30 nœuds, ils ont rejoint la tête de la course avant de porter l’estocade. Brillant.

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